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Qui est le milliardaire émirati de Gaston Flosse ?

mardi 16 janvier 2018

Suhail Al Dhaheri

Suhail Al Dhaheri, ici avec l’équipe cycliste UAE Emirates, qu’il a constituée il y a tout juste un an. (© DR)

Stupéfaction générale, samedi dernier, lorsque Gaston Flosse annonce qu’il a trouvé aux Émirats arabes unis un investisseur providentiel prêt à financer le Mahana Beach (le vrai, le sien, par le modèle réduit taille “dinette” du gouvernement actuel), et que ce monsieur avait signé avec le Tahoeraa huiraatira un protocole d’accord qui sera mis en œuvre si le parti orange remporte les élections territoriales, et si le Pays peut produire des garanties bancaires internationales pour protéger les 500 milliards de francs que ce généreux mécène se serait engagé à trouver.

Et attention, il y en aura pour tout le monde : il ne s’agit pas seulement du Mahana Beach de Tahiti, mais aussi celui de Moorea, et de la reconstruction de l’aéroport, et de la route traversière, et de deux parcours de golf, et des hôtels de luxe à Atimaono, sans oublier le projet Ainapare du front de mer de Papeete et la zone de Faratea, à la Presqu’île. Tout ça en partenariat avec des entreprises locales.

Pourquoi un groupe émirati viendrait-il investir en Polynésie française ? “Il ne m’a pas précisé le fond de sa pensée sur cette question. (…) Par contre, il veut vraiment nous aider à développer notre pays,” a benoîtement répondu Gaston Flosse à sa descente d’avion.

 

Une holding familiale

 

L’investisseur en question est Suhail Al Dhaheri, 58 ans, issu d’une famille dirigeante d’Abu Dhabi, l’un des Émirats arabes unis. Il est PD-g d’Al Manhal International Group, une holding familiale fondée en 1997, qui ne publie pas ses comptes et aurait une cinquantaine d’employés.

Le site Internet du groupe indique qu’“Al Manhal est un groupe multi-facettes aux intérêts diversifiés, dans l’investissement, la restructuration financière (montage financier), le management de projets, l’événementiel, les télécoms, les transports, les énergies renouvelables, l’hôpital digital, les sports automobiles, le pétrole et le gaz, les raffineries, la construction et l’immobilier”.

Le groupe fait état de sa capacité à structurer les projets d’investissement et à leur trouver des garanties bancaires.

Plus récemment, Al Manhal, qui a été impliqué dans l’industrie pétrolière indienne et chinoise, semble s’être mis au goût du jour : l’entreprise se veut désormais un peu plus verte, que ce soit avec les énergies renouvelables, le traitement des déchets ou l’agriculture indonésienne ou africaine – Al Manhal se targue d’amener de l’eau à 500 000 fermes du Malawi.

Suhail Al Dhaheri siège également au conseil d’administration de Salama (Islamic Arab Insurance Company), une compagnie d’assurances qui se plie aux règles anti-usure de la charia.

Plusieurs membres de la famille Al Dhaheri siègent au sein de l’Abu Dhabi Investment Authority, le fonds souverain qui gère la rente pétrolière de l’émirat et dont la croissance annuelle dépasse les 10 %.

 

C. P.

 

 

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