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Un mini CREPS à la rentrée au lycée de Pirae

mercredi 29 mai 2019

Un an après son installation au Ministère des sports, Christelle Lehartel dévoile le projet de mini CREPS pour la rentrée au nouveau Lycée de Pirae. Photo : DR

Un an après son installation au Ministère des sports, Christelle Lehartel dévoile le projet de mini CREPS pour la rentrée au nouveau Lycée de Pirae. (Photo : DR)


Le tout premier mini CREPS (Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives) devrait ouvrir à la rentrée au futur Lycée de Pirae. Le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports travaille actuellement sur ce projet aux côtés de la Fédération tahitienne de natation. À terme, d’autres disciplines sportives pourraient être concernées avec pour objectif de faire progresser le haut niveau en Polynésie.

Au nombre de quinze sur le sol métropolitain auxquels s’ajoutent ceux des Antilles et de la Guyane aux Abymes en Guadeloupe et de la Réunion à Sainte-Clotilde, les CREPS sont des Centres de ressources, d’expertise et de performance sportives destinés notamment à aider les athlètes à progresser vers le haut niveau dans leur discipline respective. Lors des missions qu’elle a réalisées dans l’Hexagone ces derniers mois, la Ministre de l’éducation, de la jeunesse et des sports avait pu se rendre sur certains sites fréquentés par les sportifs de haut niveau.

La semaine dernière, soit un an après sa prise de fonction, Christelle Lehartel a fait part de sa volonté d’ouvrir une structure similaire ici même à Tahiti. “Il s’agira dans un premier temps d’un mini CREPS avec seulement quelques élèves mais le projet qui sera basé au Lycée de Taaone qui sera rebaptisé Lycée de Pirae dès la prochaine année scolaire 2019-2020 devrait s’agrandir par la suite”, déclarait ainsi la ministre en recevant dans ses locaux à Papeete la jeune Kyara Armour-Lazzary. Cette lycéenne est partie défendre les couleurs de la Polynésie française aux Championnats du monde scolaires de triathlon qui se sont déroulés Castelnaudary dans le Sud-Ouest.

 

S’inspirer de l’Insep

 

“Ce projet de mini CREPS démarrera en août et cela concernera sept jeunes environ. On verra selon cette expérience comment est ce que l’on peut étendre ce dispositif et ce que la Polynésie est capable de faire”, commente à ce sujet Tiphaine Gribelin, conseillère technique des sports au ministère de l’Éducation de la Jeunesse et des Sports. “Madame la ministre l’a bien dit, c’est un “Mini Creps”, on ne va pas faire comme l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, NDLR), mais on va s’en inspirer parce qu’on a des champions et des championnes et cela fait partie des missions de service public de nos fédérations que de développer le haut niveau”, ajoute la conseillère technique ministérielle. “On souhaiterait être un support plus important pour eux. L’idée est que l’IJSPF a dans ses missions la gestion de l’accès au haut niveau. Or c’est une mission dont on se rend compte qu’elle n’a pas été forcément développée ni exploitée. Donc la ministre souhaiterait initier une coordination entre les différents acteurs pour l’accès au haut niveau”.

 

Les fédérations mobilisées

 

Outre l’Institut de la jeunesse et des sports de Polynésie française (IJSPF), le Comité olympique de Polynésie française (COPF) est lui aussi concerné par la mise en place de ce projet qui devrait s’étendre dans les années à venir. “On verra au fur et à mesure de l’expérience de ce projet pilote, ce qui va bien ou pas, quelle discipline on focalise plus selon la maturité de la fédération et son envie aussi. Car les fédérations sont autonomes, elles peuvent choisir ou pas d’adhérer au projet en toute liberté. Cela dépendra du Pays aussi pour voir où est-ce que l’on a le plus de médailles ou qu’il y a plus d’opportunité pour nos jeunes ensuite. Le champ est libre et ce que l’on souhaiterait, c’est commencer par consolider le réseau qui existe déjà, trouver une façon de coordonner tout cela pour après monter en compétences”, conclut Tiphaine Gribelin.

Une excellente initiative lorsque l’on sait que “les CREPS participent au réseau national du sport de haut niveau, et peuvent à ce titre être chargés d’entreprendre des actions d’études, de recherche et de documentation et de contribuer à la coopération européenne et internationale”.

De bon augure donc sur le long terme pour accroître le nombre des sportifs du fenua de haut niveau.

 

Jean-Marc Monnier

 

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