Le mini-Heiva des quartiers 2016 donne des idées

    lundi 8 août 2016

    mahina

    Les quartiers de Mahina ont montré durant le mini-Heiva 2016 qu’il y avait du potentiel chez les jeunes. (Photo : archives LDT)


    Et pourquoi pas une troupe de la commune pour aller défier To’ata ?

     

    Si le nom de Mahina est depuis tout récemment de retour au Heiva i Tahiti, c’est surtout grâce à des groupes de chant de la commune qui ont foulé la scène de To’ata.

    À l’exception de Nonahere (école de danse installée à Mahina), qui a fait l’impasse sur le Heiva à Tahiti cette année, en raison de la présence de son chef de groupe à la présidence du concours de danse, la commune de Mahina n’a pas été représentée depuis fort longtemps. 

    Alors à quand une troupe aux couleurs de Mahina ? La question n’est pas innocente car dans la commune, on en parle beaucoup depuis la fin du mini-Heiva des quartiers. À la soirée de remise des prix, le tavana n’a pas caché qu’il verrait bien Mahina à To’ata. Damas Teuira souhaite que le projet soit mûri.

    Le soir même, dans une interview, le président du jury, Heifara Taiarui, annonce qu’il est question de réunir prochainement le comité organisateur pour évoquer le sujet. ’idée a donc fait du chemin dans les têtes. Car lors du mini-Heiva, les quartiers ont montré qu’il y avait du potentiel et les effectifs pour créer une troupe digne de ce nom.

    En plus, Mahina ne manque pas de légendes et de personnes ressources pour élaborer un programme qui tiendrait debout. Il faut voir maintenant si les intentions iront jusqu’au bout.

    En prenant la deuxième place en catégorie amateur, Pupu ori tamarii Vairao a montré qu’il ne fallait pas avoir peur de relever le défi de To’ata.

     

    Souvenir impérissable

     

    Pour les plus jeunes, ce serait une première. Mais c’est oublier que la commune avait autrefois sa troupe : les Tamarii Mahina. C’est Betty Taputuarai qui l’a créée (avec Tony Vahine, François Lon Fat et Joël Hart) vers l’année 1966.

    Au départ, le petit groupe d’une vingtaine de personnes assure le spectacle lors des événements organisés par la mairie, ou pour collecter des fonds pour la paroisse ou l’équipe de football.

    Il y aura aussi des déplacements à Moruroa, Hao pour les militaires, mais également à Rarotonga et Hawaii.

    Bien qu’elle ne soit pas particulièrement danseuse – enfant, elle n’en avait pas le droit alors que sa mère était une grande danseuse – c’est bien Betty Taputuarai qui crée les chorégraphies, les chants et les costumes. La musique est l’affaire de Heimanu Salomon.

    En 1973, Mahina déboule au Heiva i Tahiti et gagne le concours en catégorie amateur. Deux ans plus tard, les Tamarii Mahina décrochent le premier prix chez les professionnels.

    Cette année-là, pour évoquer l’arrivée de Cook, la troupe débarque sur scène avec un phare de la pointe Vénus miniature. Le public n’en revient pas de voir la reconstitution du monument – de plus de trois mètres – s’illuminer pendant que les Tamarii Mahina dansent autour. La troupe aura le privilège d’aller se produire au Japon à l’invitation du service du tourisme.

    Mamie Betty se souvient que tous les membres étaient des enfants de Mahina. Après ses proches, l’Église et l’artisanat, les Tamarii Mahina étaient son autre famille. 

     

    J.-L.M.

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