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Une ministre et une journée « enthousiasmantes »

samedi 22 octobre 2016

Avec les étudiants de l’université, en toute fin de journée.

Avec les étudiants de l’université, en toute fin de journée.

Lancée à toute allure hier mais en prenant le temps de l’écoute et du partage, la ministre Najat Vallaud-Belkacem, a bouclé sa première journée de visite, à l’université, à Punaauia, vendredi soir. Accueillie avec chants et fleurs, la ministre d’Etat, accompagnée des instances du Pays, a assisté à une brève présentation du lieu par son président, Eric Conte, puis a visité les divers laboratoires de recherches, avant de se poser, pour écouter les doléances et le vécu de divers étudiants – que des vahine -, en toute fin de journée, dans la bibliothèque universitaire. En cadeau de bienvenue, Najat Vallaud-Belkacem a reçu des mains du président, une perle de Tahiti, ainsi qu’un livre sur cette perle emblématique du fenua, avant de répondre, l’une et l’autre, à nos questions. Interviews.


Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

« Nous sommes sur la bonne voie »

 

Tout d’abord, comment s’est déroulée cette journée ?

Très bien, ce n’’était que la première journée car je suis très contente de passer trois jours ici, même si cela est bien sur, trop court. C’est une très bonne journée, à Huahine, nous avons beaucoup parlé du numérique, à l’école primaire, au collège, et constaté que oui, le numérique pouvait s’installer même s’il y a des difficultés d’infrastructures. C’est pour cela, qu’il faut que nous les résolvions. J’ais dis que l’Etat se tenait à dispositions du Pays pour l’aider dans ses infrastructures et ses équipements. Ensuite, c’est dans un collège autour de l’éducation prioritaire, que nous sommes aller constaté que la réforme que nous avons mené en 2015, produit ses fruits, avec des élèves qui ont tout simplement, de meilleurs résultats grâce à tous les dispositifs que nous avons adopté dans ces établissements en éducation prioritaire. Et ce soir (hier soir, ndlr), à l’université, c’est l’occasion de constater que c’est une université qui fonctionne bien, qui attire des étudiants, qui a développé un pôle recherche qui est très important. C’était aussi l’occasion de discuter avec les étudiants de leurs  conditions de vie étudiante. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous avons pu travailler depuis le début de ce quinquennat. Il faut aller plus loin. Aujourd’hui, j’ai un premier aperçu très enthousiasmant de la vie éducative et universitaire de ce territoire.

Des choses vous ont-elles surprise ?

Sans être à proprement parlé, surprise, une chose saute aux yeux quand on est là, et c’est pour cela, que c’est important de venir, que les ministres du gouvernement viennent. C’est le caractère archipélagique de ce territoire et par définition, l’éloignement et l’isolement, d’un certain nombre d’habitants. Dans les questions éducatives, s vous ne prenez pas en compte cette dimensions-là, honnêtement, on passe à côté des choses. Je développerais tout cela demain (lire article). Mais maintenant, on sait qu’on a aussi l’outil numérique comme possibilité, pour développer l’enseignement à distance, pour éviter que des enfants trop jeunes, soient obligés de quitter leur famille, pour partir très loin étudier. La Polynésie française a de beaux jours devant elle, en terme de qualité de vie au quotidien pour ses habitants, malgré cet éloignement et isolement de ce territoire si particulier, car nous avons aujourd’hui des moyens plus modernes de communication mais qu’il savoir mettre à sa disposition. Mais il y a aussi une volonté politique, ma présence ici et celle du président de la République, qui était là il n’y a pas si longtemps, dit clairement que ce gouvernement souhaite apporter tout l’appui possible au Pays, pour faciliter la vie de ses habitants et pour lui permettre de s’inscrire, dans l’avenir.

Que vous a dit le président de la République, à son retour ?

Le président a sincèrement regretté de n’avoir passé que trop peu de temps. Mais le message qu’il m’a passé quand il a sur que je viendrais, c’était évidemment de faire en sorte, d’être la plus efficace possible, dans le partenariat éducatif. Nous sommes sur la bonne voie, parce que la convention décennale que nous prêts d’adopter, clairement, inscrit la Polynésie dans les objectifs et les priorités qui nous semblent valables pour toute la Nation. Je me réjouis vraiment qu’on travaille si bien ensemble et de pouvoir compter sur un partenaire comme Nicole Sanquer, qui me semble vraiment partager ces objectifs et ces priorités.

Propos recueillis par Christophe Cozette


Eric Conte, président de l’université

« Je pense que la ministre n’aura plus jamais le même regard sur l’université de la Polynésie »

 

Vous avez parlé notamment de subventions, pour le logement, des aides sociales ?

Aujourd’hui, nous sommes en train de mettre en place notre futur contrat de cinq ans, avec notre ministère, nous sommes en négociation avec. Evidemment, nous faisons valoir nos projets, avec de nouveaux besoins. On nous encourage à faire toujours plus pour les jeunes de Polynésie et on s’y attèle. Mais toujours plus, on ne peut pas faire sans moyens supplémentaires. Les moyens, ce n’est pas forcément de l’argent, cela peut être des postes et c’est souvent mieux. C’est une négociation qui va encore durer quelques mois.

Que la ministre vienne au fenua, c’est un plus ?

Bien sur, lorsque nous voyons les gens en métropole, nous parlons de dossiers. Quand ils viennent ici, ils voient des étudiants, des bâtiments, ils voient la réalité. Je pense que la ministre n’aura plus jamais le même regard sur l’université de la Polynésie, que celui qu’elle pouvait avoir à travers ce qu’on pouvait lui en raconter. Maintenant, lorsqu’on lui parlera de la bibliothèque qu’il faut doubler en superficie, lorsqu’on lui parlera de la recherche, des DUT, cela lui dira quelque chose. Nous sommes dans le dialogue mais aussi dans des contraintes, on ne peut pas tout demander. J’ai rappelé que depuis 2012, nous avons eu 30 postes de fonctionnaires, c’est une contribution extraordinaire. Au-delà de toute considération politique, il faut reconnaitre ces dernières années, que nous avons eu une grosse aide et nous espérons que les choses vont continuer dans la même perspective. Nous avons rénové, restructuré, amélioré le statut de l’université, il serait vraiment dommage pour nos étudiants et la Polynésie, que cet élan soit brisé, faute de moyens.

Propos recueillis par Christophe Cozette

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