Miss Dépêche : “Le monde des Miss est un monde qui me fait rêver”

    mardi 29 décembre 2015

    Tereva Taaroa, 23 ans, est Miss Dépêche 2016. Elles étaient 12 finalistes à concourir. Élue vendredi 11 décembre, la jeune femme, passionnée de danse, se dévoile dans votre quotidien. Interview.

    Tereva Taaroa, pouvez-vous vous présenter ?
    Je m’appelle Tereva Taaroa, j’ai 23 ans. Je suis agent à l’Office des postes et télécommunications depuis un an, à Papeete.

    Qu’est-ce qui vous a poussée à participer à l’élection de Miss Dépêche ?
    Mon entourage et plus particulièrement ma maman. C’est un quotidien que j’apprécie et je me suis dit que cela pouvait faire une bonne expérience. C’était pour le fun et un challenge. Le monde des Miss est un monde qui me fait rêver. C’est normal, un peu comme toutes les filles, mais comme je suis petite (rires), je savais que Miss Tahiti, c’était perdu d’avance. Quand on a vu le casting pour Miss Dépêche, je me suis alors dit “pourquoi pas ?” (rires).

    Comment vous êtes-vous préparée à cet événement ?
    Au début, pour la première sélection, celle de Miss Dépêche de la semaine, j’ai publié énormément de photos sur les réseaux sociaux en invitant tout le monde à voter pour moi. Ça a marché et j’ai été Miss Dépêche de la semaine. Ensuite, il fallait être sélectionnée parmi les 12 finalistes. Encore une fois, cela a fonctionné via les réseaux sociaux et j’ai envoyé des SMS à tous mes contacts pour qu’ils votent pour moi. Et ça a payé. La Dépêche m’a contactée pour me dire que j’étais finaliste. À partir de là, tout est allé très vite et s’est enchaîné. J’ai prévenu ma mère et ma sœur qui ont confectionné mes costumes pour la grande soirée. De mon côté, j’ai préparé ma danse car j’aime beaucoup la danse tahitienne. Je danse par ailleurs avec Hei Tahiti depuis 2006. Et voilà. Ensuite, cela s’est fait tout seul, c’était une bonne expérience.

    Vous n’étiez pas trop stressée le soir de l’élection ?
    Non, pas trop. Je ne connaissais pas du tout les autres candidates. On ne s’est vues que la veille de l’élection pour la répétition. Du coup, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, donc je ne stressais pas plus que cela. En revanche, c’était plus pour les costumes et les créations confectionnées en papier journal La Dépêche de Tahiti, que je m’inquiétais. Je me demandais comment allait être le costume des autres candidates. Là, j’avoue que ça m’a un peu stressée.

    Comment saviez-vous que vous aviez des chances de gagner ce concours ?
    J’appréhendais parce que justement, je ne connaissais pas les autres candidates, hormis les photos parues dans le journal. Je les connaissais de vue, mais sans plus. Et il faut dire qu’avec les costumes et le maquillage, cela change une candidate. C’était difficile de se faire une idée. Mais j’ai été soutenue et cela fait du bien. En fait, c’est surtout après le passage où l’on devait mettre en avant un talent artistique que je me suis dit : “Là, il y a quelque chose qui s’est passé”, et que j’avais des chances. J’ai dansé sur Porinetia, reprise par le groupe Verua. Le public m’a vraiment soutenue et applaudie après ma prestation. Cela m’a fait du bien. Il faut dire que ce soir-là, j’ai eu de la chance, car il y avait le pot de fin d’année de l’OPT au Royal Tahitien (lieu où se déroulait l’élection, NDLR), cela tombait bien (rires). Du coup, tout l’OPT était derrière moi. C’était fun.

    Quels sont vos projets à venir ?
    J’en ai plusieurs comme par exemple défendre une cause. Il faut encore que je me penche dessus. Autrement, comme je suis passionnée par la danse, je prépare activement le prochain Heiva.
    Quant à mes rêves, gagner l’élection de Miss Dépêche était déjà un défi personnel pour moi et je suis heureuse d’avoir réussi. J’ai commencé l’année 2015 douloureusement avec un grave accident où j’ai failli mourir. C’était vendredi 13 février, j’ai traversé une baie vitrée. J’ai été opérée d’urgence. J’ai des grandes cicatrices sur les jambes. Ce soir-là, le soir de l’élection, j’avais des appréhensions par rapport à ça. C’est d’ailleurs aussi pour ça que je voulais me présenter pour affronter le regard des gens. Donc là, je finis l’année en beauté. Je ne pensais plus pouvoir marcher. Je remercie encore le docteur Fleuré qui m’a accompagnée pendant des mois lorsque j’étais en fauteuil roulant. C’était donc vraiment un défi pour moi de défiler sur scène, en plus avec des hauts talons. Je dis des hauts talons parce que je ne sens plus vraiment mes jambes et que j’ai toujours les jambes fragiles. Voilà, l’année se termine bien avec Miss Dépêche. Je voudrais remercier ma famille et notamment ma sœur, Tevai, qui a confectionné mes costumes.

    Propos recueillis par Jenny Hunter

    Steiner 2015-12-29 21:21:00
    Bravo pour son courage et sa détermination
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