Miss Monde : “Je défendrai les couleurs de la France avec l’âme d’une pure polynésienne”

    lundi 16 novembre 2015

    Hinarere s’est envolée hier matin pour la Chine, où elle représentera la France à l’élection de Miss Monde 2015, le 19 décembre. La veille de son départ, sa famille avait organisé en son honneur un grand tama’ara’a, sur la plage du PK 18. Veau à la broche, ukulele, couronnes de fleurs, le “clan Taputu” était réuni au grand complet pour apporter son soutien à sa “miss” et lui donner “toutes les armes nécessaires pour être en compétition avec les plus belles femmes du monde”. La Dépêche s’est invitée à la fête, pour recueillir les sentiments de la jeune femme, à quelques heures de son grand départ.

    Comment s’est passée ta préparation pour Miss Monde ?
    Elle s’est échelonnée sur plusieurs mois, dès lors que j’ai su, le soir de l’élection de Miss Tahiti 2015, que je partais à l’élection de Miss Monde. Ma préparation physique et sportive a continué comme pour Miss France. À cela s’est ajoutée toute une batterie de voyages, sachant que j’ai effectué trois déplacements sur la métropole pour rencontrer le directeur artistique de Miss France.
    À quelques jours de l’événement, la préparation s’est intensifiée : shooting photos, finalisation de ma garde-robe…

    Ta préparation a-t-elle été différente de celle de Miss France ?
    Miss Monde, c’est l’élection de Miss France multipliée par 4 voire par 5, car on est à peu près 120 candidates. C’est une grosse organisation. Miss France, comme Miss Tahiti, ce sont des compétitions où l’on était toutes, habillées pareil, avec des tenues qui nous mettaient toutes sur un même pied d’égalité. Pour l’élection Miss Monde, chaque miss arrive avec sa propre garde-robe. Chaque miss défend les couleurs de son pays avec ses propres armes. C’est un challenge plus conséquent. Il y a également des épreuves axées sur le sport, c’est pour ça que mon coach René m’entraîne tous les jours. À cela, il faut ajouter des épreuves orales et de culture générale comme à Miss France, mais la particularité, c’est qu’il faut être bilingue. Moi, j’ai la chance d’avoir une mère qui vit en Nouvelle-Zélande depuis plusieurs années, donc je parle couramment l’anglais. Maintenant, c’est un peu stressant, car même si on est bilingue, on a toujours peur de perdre ses mots, dans une langue qui n’est pas notre langue maternelle. Mais, je reste confiante, car je suis motivée et concentrée.

    La pression est-elle plus grande que lors des précédentes élections ?
    Bizarrement, non. Je pense que les aventures de Miss Tahiti et de Miss France m’ont permis de me forger au niveau du caractère et puis j’ai acquis l’expérience des élections. Aujourd’hui, je n’appréhende pas tellement l’élection de Miss Monde. J’ai plutôt un sentiment de curiosité face à ce qui m’attend.

    Dans les sondages Internet, tu fais partie des favorites. Quelles sont les concurrentes qui te font le plus peur ?
    Ce ne sont pas encore des concurrentes. Dans les concours de beauté, l’esprit de compétition arrive toujours vers la fin. Au début, c’est la découverte de filles avec des personnalités, des cultures différentes… Les goûts et les couleurs sont différents selon chacun. Donc, je préfère ne pas juger les autres candidates en avance sur des photos ou des vidéos que j’ai pu voir sur Internet. Je préfère attendre d’être sur place pour me faire ma propre opinion.

    Pour l’élection Miss Monde, tu vas défendre la France ou la Polynésie ?
    Je suis Française. Tahiti fait partie de la France, donc je défendrai les couleurs de la France avec l’âme d’une pure polynésienne.

    Dans quel état d’esprit pars-tu à Miss Monde ?
    Je suis déterminée. Je pense que lorsque l’on souhaite vraiment quelque chose, il faut se donner les moyens, pas en écrasant les autres, bien sûr, mais en empruntant le chemin de la dignité. Je n’ai pas le droit à l’erreur, car il y a tellement de personnes qui œuvrent au quotidien pour me porter là où je suis, que je ne peux pas me permettre d’avoir, ne serait-ce qu’un instant, un moment de faiblesse. Ce serait trahir tout l’investissement et le soutien qu’on me donne. Pour moi, c’est une motivation.

    Comment vois-tu ton avenir après cette ultime élection?
    Cette question m’a été posée avant chacune des élections Miss Tahiti, et Miss France, et ma réponse a chaque fois été : “Je vous recontacte d’ici là”, car la vie change tellement. Je ne pensais même pas partir à Miss Monde. Pour l’instant, je n’en ai aucune idée. J’espère pouvoir vivre l’aventure Miss Monde, car ce serait une fierté pour moi de représenter le peuple polynésien, et la grande nation française, à travers le monde. Mais si l’aventure doit s’arrêter, je reprendrai normalement le cours de ma vie.

    Le cours de ta vie, ça ressemble à quoi, justement?
    C’est un peu difficile de répondre à cette question, car lorsque j’ai intégré le concours de Miss Tahiti, je venais juste de valider mon master en gestion et finance hôtelière, mais mes projets n’étaient pas encore faits. Miss Tahiti m’a apporté ce goût et cette aisance pour la communication. Donc, pourquoi ne pas m’orienter vers un poste dans les relations publiques. Je verrai ce que l’avenir me réserve.

    Comment t’es-tu retrouvée embringuer dans cette aventure de “Miss” ?
    L’aventure “Miss” n’a jamais été pour moi un objectif. J’ai toujours été la fille de la famille, super concentrée sur ses études. Je ne me voyais pas intégrer un concours de Miss et laisser mes études de côté. Une fois mon master en poche, on m’a proposé de participer à Miss Tahiti. J’ai été portée par ma famille, mes amis. J’ai été contactée par le comité, lui-même… Lorsqu’on te pousse à le faire, tu commences à y croire. Tu te dis : “Finalement, pourquoi pas ?” et puis, c’est toujours une expérience de plus dans la vie. Aujourd’hui, je ne regrette pas mon choix.

    Pourquoi as-tu choisi de soutenir SOS village d’enfants ?
    C’est un village qui me tient à cœur. Quand j’étais petite, j’y allais, car ma tatie travaillait là-bas. Je passais chaque année quelques jours avec les enfants du village. Lorsque j’y suis retournée en tant que miss, j’ai vu tous ces enfants et puis surtout tous les posters de Miss accrochés dans leurs chambres. Ça m’a bouleversé, ça m’a rappelé des souvenirs.

    Aujourd’hui, la veille de ton départ, toute ta famille est réunie pour te soutenir autour d’un grand tama’ara’a…
    J’ai eu la chance d’avoir le soutien de ma famille durant toute mon aventure. Elle se mobilise comme jamais. Ma famille est extraordinaire (Hinarere se met à pleurer d’émotion) ; ils sont toujours là pour moi. Ce sont des gens simples et ils n’ont pas beaucoup de moyens, mais ils arrivent toujours à trouver quelque chose à faire. C’est pour ça que c’était important pour moi de passer cette journée avec eux. Ils me disent qu’ils sont fiers de moi, mais si je suis là aujourd’hui, c’est grâce à eux. Et c’est grâce à eux également, que je pars avec toutes les armes nécessaires pour être en compétition avec les plus belles femmes du monde.

    Propos recueillis par Elénore Pelletier
     

    Ferdinand Manarani 2015-11-21 10:19:00
    Hinarere a un Coeur en or. Je sui fière de notre Miss. Elle est digne de représenter la France a travers le monde,et a travers sa la Polynésie française. De tout Coeur avec toi Hinarere. You are the best for me.
    SERGEY 2015-11-16 11:19:00
    !!!
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