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Une mission dans les archipels pour commencer à élaborer le Sage

jeudi 23 février 2017

Sage Polynésie Française

Où implanter les nouveaux grands équipements à Tahiti ? Et comment permettre aux archipels
de se développer les vingt prochaines années ? Un groupement d’études vient d’être constitué pour élaborer le schéma d’aménagement général de la Polynésie française (Sage).
Ses représentants se sont réunis hier, à la présidence, avec les responsables du Pays, de l’État
et des communes. Ces derniers étaient présents en masse “pour montrer notre volonté d’aboutir”. (© Marie Guitton)


Une réunion a eu lieu hier à la présidence sur le futur schéma d’aménagement général de la Polynésie française (Sage). Un groupement d’études a été constitué pour l’élaborer, mené par la plus grosse agence d’urbanisme de France. Aménagement de l’espace, économie, équilibres sociétaux, défense de l’environnement, gouvernance… Après une mission dans les archipels et de longs mois d’analyse, un très complet “scénario de développement” sera soumis à l’assemblée de la Polynésie… d’ici deux ans.

 

“C’est un peu comme une carte routière. Si l’on veut aller de tel point à tel point, il faut avoir une carte.” Hier s’est tenue à la présidence la deuxième réunion du comité de pilotage du  schéma d’aménagement général de la Polynésie française (Sage), en cours d’élaboration.

“Le Sage, c’est pour définir les stratégies du Pays sur les vingt ans à venir, dans tous les domaines, qu’il s’agisse de l’aménagement de l’espace, de l’économie, des équilibres sociétaux, de la défense de l’environnement, et même de la gouvernance, les relations État-Pays par exemple”, résume le haut-commissaire René Bidal. “C’est un document très important d’organisation stratégique du Pays, sur une perspective d’une vingtaine d’années, qui sera opposable à l’ensemble des collectivités de ce territoire.”
Où, par exemple, implanter les prochains grands équipements à Tahiti ? Et comment permettre aux archipels de se développer tel qu’ils l’imaginent aujourd’hui ?

Depuis une première réunion du comité de pilotage en mai dernier, un groupement d’études a été constitué pour élaborer le Sage, mené par la plus grosse agence d’urbanisme de France : l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) de la région Île-de-France.
Développement régional autour de la capitale du Vietnam, projet de création d’une agence d’urbanisme à Madagascar… L’institut parisien a “l’habitude de travailler sur différents types de théâtres, en dehors de l’Île-de-France”, assure Laurent Perrin, architecte-urbaniste de l’IAU et chef du projet Sage, qui a pu se présenter hier au président du Pays, au haut-commissaire, mais aussi aux ministres, administrateurs des archipels, maires et services territoriaux réunis à la présidence. Une présence massive “pour montrer notre volonté d’aboutir sur ce Sage”, confie Jean-Christophe Bouissou, ministre de l’Aménagement et porte-parole du gouvernement, lorsqu’on l’interroge sur les échecs précédents.

Basé, donc, en métropole, l’IAU s’appuiera sur des relais polynésiens pour mener à bien sa mission, notamment le bureau d’études local Pae Tai-Pae Uta. “Nous partons demain en tournée dans les différents archipels”, précise aussi Laurent Perrin, qui rentrera ensuite à Paris.

“On ne peut pas aller dans les 118 îles, évidemment, mais on ira dans chaque chef-lieu : Rangiroa, Mangareva, Tubuai, Nuku Hiva et Raiatea. Ce sera deux ou trois jours à chaque fois sur place. L’idée est d’avoir des rendez-vous avec les élus locaux ou les services déconcentrés du Pays pour faire remonter les demandes, les problèmes que les gens ont, ainsi que la vision politique telle qu’elle peut être traduite par l’élu porte-parole de chaque archipel.”
Hier, Édouard Fritch aurait rappelé aux chargés de mission l’importance de “travailler en étroite collaboration avec les tavana”.

 

Deux ans de réflexions

 

À partir d’aujourd’hui, ils auront quatre mois pour établir un diagnostic et six de plus pour proposer au Pays des orientations stratégiques. “Ensuite, on aura un an entier pour déterminer les moyens d’actions”, détaille le haut-commissaire, en rappelant que le Sage dont on parle aujourd’hui, acté dans le contrat de projets 2015-2020, “sera subventionné à parité par l’État et le Pays à hauteur de 120 millions de francs”.
“Donc on va s’imprégner dans les archipels des problèmes locaux. On a déjà à notre disposition toutes sortes de travaux qui ont été menés”, reprend Laurent Perrin. “Et l’idée, par un travail de synthèse, c’est de faire émerger ce qui nous semble vraiment intéressant pour un projet d’aménagement global.”

Le Sage ne rentrera pas dans les détails comme les plans de gestion de l’espace maritime (PGEM) ou plans généraux d’aménagement (PGA). Mais “il donnera des grands principes qui s’imposeront aux PGA, donc aux communes”, précise l’architecte-urbaniste.
En clair, l’idée n’est pas de figer les choses, mais de fixer un cadre pour savoir où l’on va et éviter de faire n’importe quoi.
“Il ne s’agit pas de restreindre le développement en le conditionnant dans un schéma”, répète Jean-Christophe Bouissou. “Il est fort possible, à un moment, qu’on évolue en fonction des opportunités.”
“Ça dépendra aussi des gouvernements qui sont à la manœuvre…”, glisse Laurent Perrin. 

 

Marie Guitton

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