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Ce que le mode d’hébergement dit de nos touristes

jeudi 13 avril 2017

touriste aéroport

La hausse du nombre de touristes – +16 % en deux ans – mais aussi l’allongement de la durée moyenne du temps de séjour – +0,8 jour à 12,4 jours – sont les deux facteurs qui amènent à eux seuls une croissance de plus de 9 milliards de francs par rapport à 2013. (© archives LDT)

L’Institut de la statistique de la Polynésie française a publié hier une étude intitulée “Le tourisme en Polynésie selon le mode d’hébergement”. Celle-ci décrypte les modes de consommation de ceux qui affluent au fenua. 80 % des ressources propres du pays proviennent de l’activité touristique, avec un chiffre d’affaires global de 125 milliards de francs. Pas moins de 10 300 personnes travaillaient en 2015 dans ce domaine.

 

C.A.

 

Le tourisme marchand, champion des recettes

Au total, 2 800 entreprises polynésiennes gravitent dans le milieu du tourisme (transport, hôtellerie, bar restauration…). Elles embauchaient en 2015, plus de 10 300 salariés. Elles engrangent 50 milliards de francs de recettes.

En 2015, le tourisme marchand représente 94 % des effectifs touristiques de la Polynésie française et 97 % des dépenses. Ces touristes, dont l’hébergement implique une transaction commerciale et financière (hôtels, campings, meublés de tourisme, chambres d’hôtes…), sont ainsi les seuls à faire augmenter les recettes touristiques depuis 2013. 

La hausse du nombre de touristes – +16 % en deux ans – mais aussi l’allongement de la durée moyenne du temps de séjour – +0,8 jour à 12,4 jours – sont les deux facteurs qui amènent à eux seuls une croissance de plus de 9 milliards de francs par rapport à 2013. En comparaison, les dépenses des touristes en hébergement non marchand sont en baisse de 31 %. “Ces touristes ont une dépense quotidienne six fois plus faible que celle des touristes en hébergement marchand”, indique le rapport.

Le tourisme marchand se découpe en deux catégories : d’un côté les touristes qui voyagent en croisière payante et de l’autre ceux qui séjournent exclusivement dans des hébergements terrestres (avec au moins une nuit dans un hébergement payant).

La seconde catégorie, le tourisme terrestre marchand, “représente 75 % des dépenses du tourisme marchand et 79 % des effectifs (136 500 personnes). Il contribue pour 16 points à la croissance des dépenses du tourisme marchand depuis 2013. Les dépenses du tourisme de croisière y contribuent pour 8 points”, selon l’analyse de l’Institut de la statistique de la Polynésie française.

 

Le tourisme en mer n’est pas en reste

Avec des séjours plus longs que les touristes terrestres, les croisiéristes sont un vivier touristique à ne pas négliger. “La durée moyenne de séjour des croisiéristes est totalement dépendante de la durée de la croisière. Ainsi, la durée moyenne de séjour en Polynésie française d’un croisiériste est de 15,3 jours en 2015, contre 13,1 jours pour un touriste terrestre.”

En Polynésie, 116 croisières intrapolynésiennes ont eu lieu au cours de l’année 2015 avec dix bateaux qui ont opéré entre une et 41 croisières dans les eaux polynésiennes.

“Les dépenses pour la croisière (hébergement, repas) constituent le premier poste de dépenses des touristes avec 6,4 milliards, soit 53 % des dépenses totales.” Mais les dépenses à terre sont aussi très nombreuses. Les touristes de croisière ont consommé 138 000 nuitées en hébergement terrestre marchand et dépensé 2,4 milliards de francs. Les dépenses en commerces divers (perles, souvenirs, pareu, alimentation, etc.) sont aussi non négligeables et représentent 1,2 milliard de francs. Les excursions sont aussi un gros poste de dépenses qui atteint les 640 millions de francs.

 

Le tourisme terrestre marchand, grand gagnant

“Le tourisme terrestre marchand a généré 36,7 milliards de francs de recettes touristiques en 2015.” Il est le grand gagnant du tourisme puisqu’il représente plus de 70 % des recettes totales du tourisme en Polynésie.

Le premier poste de dépenses de ces touristes “terrestres marchands” est l’hébergement qui représente 20 milliards de francs. Le pôle “transports locaux” (aériens hors vols internationaux, terrestres et maritimes) représente, quant à lui, le deuxième poste de dépenses.

Qui sont les touristes terrestres marchands ? La majorité de ces touristes sont européens et nord-américains. Toutes nationalités confondues, 52 % viennent en Polynésie pour les vacances et 36 % lors d’un voyage de noces. Les autres motifs, comme la visite de la famille ou d’amis ou encore le tourisme d’affaires, représentent uniquement 5 % des cas.

“Les touristes hébergés en structures terrestres marchandes restent en moyenne neuf jours dans la structure pour une durée totale de séjour de 11,6 jours. Cet écart dans la durée s’explique par la proportion de touristes (21 %) qui mixent hébergement non marchand (amis, famille, logement de fonction…) et hébergement payant”, selon l’étude.

 

Les hôteliers ont le vent en poupe

Les touristes qui viennent en Polynésie et qui choisissent de se loger à terre sont 93 % à passer au moins une nuit dans un hébergement classé.
On peut segmenter les structures d’hébergement terrestres payantes en deux : l’hôtellerie classée et la petite hôtellerie familiale. Ces deux segments regroupent 94 % des nuitées terrestres payantes. Les 6 % restant, soit 72 000 nuitées, correspondent à la location saisonnière.

En 2015, la capacité hôtelière classée est de 2 535 chambres ou bungalows par jour, répartie sur 39 établissements internationaux, dont 66 % de l’offre sont orientés vers une “catégorie luxe”, qui dénote une forte demande. La petite hôtellerie familiale a, quant à elle, une capacité de 1 390 chambres par jour à la vente, répartie sur 287 établissements.

La petite hôtellerie familiale est cependant moins concentrée dans les îles de la Société pour être plus visible dans les îles des Tuamotu (75 % des chambres offertes).

 

 

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