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Modeste mobilisation pour les poissons captifs du port, mais certains « prêts à agir »

samedi 24 novembre 2018

Alice Rouget (à gauche) dénonce le silence du port autonome sur la question des poissons qui meurent dans les casiers du front de mer.

Alice Rouget (à gauche) dénonce le silence du port autonome sur la question des poissons qui meurent dans les casiers du front de mer. (Photos Damien Grivois/Collectif)

Le collectif pour la libération des poissons du port de Papeete a manifesté ce samedi matin sur le Front de mer. Malgré 4654 membres inscrits sur leur page Facebook et une pétition ayant recueilli plus de 1000 signatures, l’opération sit-in n’a pas rencontré le succès espéré, avec seulement quelques dizaines de participants. Il est vrai que la capitale, très embouteillée, paraissait plus préoccupée par les opérations commerciales liées au black friday… Depuis des semaines, le port autonome de Papeete fait la sourde oreille face à la contestation de ceux qui ne tolèrent plus d’assister à l’agonie des poissons retenus captifs dans des casiers, et refuse d’accorder le moindre rendez-vous.
« Le collectif s’est monté il y a un mois suite à une nouvelle publication de photos montrant des cadavres de poissons flottant à la surface de ces parcs du front de mer. C’est la goutte qui a fait déborder le vase. Nous avons décidé de dénoncer cette situation et de demander des comptes au port autonome quant aux conditions de captivité depuis trois ans » explique Alice Rouget, de l’Alliance pour le respect et la protection animale en Polynésie (Arpap). Les manifestants ont souhaité dénoncer les pollutions régulières et la politique du port autonome « qui consiste à ramasser les poissons morts pour en mettre de nouveaux, prélevés dans le milieu naturel ».
Le collectif assure que la plupart des gens qui constatent la réalité de ces parcs à poissons s’y déclarent opposés, qu’il s’agisse d’habitants de la capitale, de la population locale ou des touristes de passage. « Ce sont des poissons qu’on a arrachés à la nature pour les mettre dans des cages, dans des eaux polluées où il meurent. C’est ahurissant comme concept » dénonce Alice Rouget, au nom du collectif d’associations. « En Polynésie, on a largement les moyens de faire autrement plus éthique et présentable pour montrer la biodiversité marine au public. Les touristes nous disent qu’ils n’ont jamais vu cela ailleurs, qu’ils sont choqués de voir des poissons en captivité dans une marina. »
Le collectif rappelle que la condition initiale était la propreté des eaux, or « Papeete rejette ses eaux pluviales au pire endroit, et ça dure depuis trois ans…» Il ne cache pas que certains de ses membres « en ont marre » et se déclarent désormais « prêts à agir », c’est-à-dire libérer les poissons par eux-mêmes, avant qu’ils soient morts à leur tour.

D.G

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