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Un mois d’escale au fenua pour Race for water

mardi 9 octobre 2018

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Basile Prime, « ingénieur en énergie ». (Crédit : Jessica Maroaunui)


Le navire Race for Water est arrivé samedi 6 octobre à Papeete après 26 jours de navigation depuis l’île de Pâques. Cette  escale en Polynésie, marque la onzième escale de ce trimaran voguant uniquement aux énergies renouvelables, grâce au solaire-hydrogène et à l’énergie du vent (kite). Sur place, la fondation à l’intention de partager avec la communauté scientifique locale au sujet de la préservation des océans de la pollution plastique, mais aussi accueillir et sensibiliser les plus grands nombre.

Race for Water restera dans les eaux du Fenua où plusieurs visites sont programmées à Tahiti, Moorea, Tetiaroa et Bora Bora. Lors de chaque escale, la Fondation Race for Water cherche à développer avec des partenaires locaux des modèles sociaux et économiques conférents une valeur aux déchets plastiques pour inciter à leur collecte. Engagé sur une Odyssée de cinq ans, le navire ambassadeur de la Fondation sillonne toutes les mers du globe afin d’étudier les impacts des plastiques sur l’environnement marin, sensibiliser et proposer des solutions. Sur le même modèle que ces précédentes escales, ils vont déployer en Polynésie les différents programmes.

Sur la coque du navire, on peut lire : « lean », « Share », « act » les trois missions principales de la fondation. Le « learn », c’est de contribuer à l’avancement des connaissances scientifiques sur la pollution de l’eau par les plastiques. Le « share » c’est alerter les décideurs, sensibiliser le grand public et éduquer les jeunes générations. Enfin, le « act », c’est de promouvoir et mettre en œuvre des solutions aux impacts économiques, environnementaux et sociaux durables.

 En 2010, l’entrepreneur suisse Marco Semeoni crée la Fondation à Lausanne et s’y dévoue entièrement afin de mettre sa fibre entrepreneuriale aux services des océans. Passionné par la mer, ce navigateur dans l’âme décide en 2015 de lancer une expédition scientifique et environnementale, la Race for Water odyssée, pour dresser un bilan global de la pollution plastique de nos océans. Le 9 avril 2017, Race for Water est reparti pour une nouvelle odyssée de cinq ans (2017-2021) afin de proposer des solutions pour la préservation des océans. La consommation du plastique s’alourdissant de jour en jour avec un premier constat du problème en 2015, l’équipe du Race for Water à bord de leur à propulsion mixte solaire-hydrogène-kite, souhaite démontrer que des solutions durables existent grâce à des technologies innovantes, pour préserver les océans.

Ce jeudi 11 octobre, un workshop sera organisé à bord du navire avec différents acteurs locaux pour mieux comprendre le traitement des déchets et le problème des déchets sauvages tel que le plastique. La fondation s’est attelé à trouver des solutions pour trouver des solutions pour empêcher que les déchets plastiques n’atteignent les océans. L’équipe exposera son modèle de valorisation des déchets plastiques innovant en collaboration avec ETIA une société française basé en métropole, qui transforme les déchets plastiques en énergie. Ils ont imaginé un procédé capable de transformer les plastiques sauvages, en énergie, que ce soit du gaz ou de l’électricité. La machine permet la transformation du déchet plastique en ressource énergétique. Des projets pilotes sont à l’étude dans plusieurs îles afin d’illustrer les bénéfices environnementaux, économique et sociaux. Cette démarche technologique innovante démontre que les déchets plastiques sauvages peuvent être une source additionnelle à la transition énergétique.

Ce navire étant l’ambassadeur de la transition énergétique. Le Race for water et ses six membres d’équipage ont traversé le pacifique avec le soleil, le vent et les océans pour naviguer. Cette équipe est ici pour faire avancer les réflexions, éveiller les consciences de chacun et trouver des nouvelles solutions. Faire naviguer le premier navire à propulsion mixte est un exploit technologique qui a demandé le concours de nombreux ingénieurs, marins professionnels et techniciens expérimentés. À bord, si l’équipage a des rôles très précis lors des navigations (capitaine, second, ingénieur, intendant…) à terre, chaque collaborateur endosse le rôle d’ambassadeurs de la Fondation Race for Water. Ils partagent avec le plus grand nombre leurs constats face à la problématique de la pollution plastique et sensibilisent au fait que des solutions existent afin d’éviter que ces déchets n’atteignent les cours d’eau et donc les océans. Des hommes et des femmes aux talents très variés, tous unis autour d’une même passion : les océans.

Durant 5 ans, de 2017 à 2021, le navire Race for Water réalise un tour du monde avec les objectifs suivants : Participer aux grandes manifestations internationales afin d’éduquer le plus grand nombre à la nécessité urgente de préserver les océans ; Visiter les îles et les grandes villes côtières, à la fois victimes et à l’origine de la pollution plastique des océans, afin de sensibiliser les populations locales et proposer des solutions pour empêcher les déchets plastiques d’atteindre les voies d’eau. Accueillir à bord des missions scientifiques pour faire avancer les connaissances sur les conséquences de la contamination plastique marine.

Des actions de sensibilisation sont également prévues à l’attention d’un public scolaire. Près de 27 classes de 25 élèves doivent visiter le navire durant l’escale polynésienne de Race for Water.

Pour l’occasion, Marco Simeoni donnera une conférence « Savoir pour tous » à l’Université de la Polynésie française. Il interviendra sur le thème « Race for Water, l’Odyssée de l’espoir en lutte contre la pollution plastique des océans », le mercredi 10 octobre 2018 à 18h30 en amphi A3. L’entrée est ouverte à tous, sous réserve de places disponibles.

Jessica Maroaunui

 

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