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Un mois avec sursis pour les amants terribles

vendredi 11 août 2017

tribunal justice

(© Caroline Perdrix)

Pas moins de cinq dossiers concernant ce couple ont été joints, hier, à l’audience, pour trois séries de faits en mars, avril et mai.

Mlle H. et M. F. comparaissaient tous deux pour violences volontaires par conjoint ou concubin, qui sont allées crescendo au fil des mois et ont entraîné une incapacité totale de travail de six jours à chacun.

Mlle H, 29 ans, manie la batte de baseball et la bouteille en verre, tandis que M. F., 45 ans, utilise son casque de moto pour frapper, mais ils ont en commun de viser la tête.

Aucun des deux ne voulait porter plainte contre l’autre ; c’est la famille de la jeune femme qui a donné l’alerte.

“Je ne sais pas trop comment procéder dans ce dossier. Il y a un problème de fond. On a le sentiment qu’un jour ou l’autre, ça va mal finir”, a déclaré le président du tribunal.

“On a l’impression d’avoir deux grands enfants pas sages. Les prisons sont pleines et pour les amendes, ils n’ont pas les moyens, mais on ne peut pas les laisser s’entre-tuer. On ne peut pas rester éternellement sans rien faire.”

H. et F. ne semblent pas voir le fond du problème, justement. Ils sont arrivés ensemble, ont comparu côte à côte à la barre, ont été défendus par le même avocat et sont repartis ensemble. Ils assurent que tout va bien, qu’ils veulent rester en couple et qu’ils sont membres d’un groupe de parole depuis début juillet : “Ça marche, on a des disputes mais ça n’a pas dégénéré. On apprend à se connaître.” Il était temps.

Un des éléments déclencheurs des disputes qui ont mal tourné semble être la jalousie de H. Son compagnon a un enfant d’un premier lit et elle ne supporte pas les interactions qu’il doit nécessairement avoir avec sa famille, encore moins quand il faut payer la pension de l’enfant.

Eux-mêmes ont un enfant ensemble, de deux ans, et leur avocat aussi bien que la cour se sont inquiétés du modèle parental auquel il est exposé.

Le procureur n’a pas non plus mâché ses mots : “Vous nous faites perdre du temps et vous coûtez cher. Nous ne sommes pas des psychiatres ou des psychologues ! Nous, on est là pour vous empêcher de vous taper dessus. C’est un avertissement solennel. Si vous recommencez, vous n’avez qu’une issue, c’est de vous séparer.”

Il a requis des travaux d’intérêt général “pour payer le temps passé aux institutions” et six mois de prison s’ils ne les effectuaient pas.

Le juge a fait plus simple : chacun des deux amants cogneurs a été condamné à un mois de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve et d’une obligation de soins, comme l’avait demandé leur avocat commun.

 

C.P.

 

 

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