Mondial-2015 – Les All Blacks conservent leur titre en battant l’Australie 34 à 17

    samedi 31 octobre 2015

    Les All Blacks ont conservé leur titre de champion du monde en battant l’Australie 34 à 17, samedi à Twickenham.
    La Nouvelle-Zélande est la première nation à soulever deux fois d’affilée la Coupe Webb-Ellis. Il s’agit du troisième sacre mondial pour les All Blacks après ceux de 1987 et 2011, conquis à chaque fois à domicile.

    All Blacks: le triomphe de la continuité

    La victoire des All Blacks lors de la Coupe du monde s’inscrit dans la continuité du titre conquis en 2011, pour les joueurs comme pour l’encadrement.

    Sur la ligne de départ, l’équipe a été renouvelée à 50%. Entre la finale remportée face à la France (8-7) le 23 octobre 2011 et le succès sur l’Australie (34-17) samedi à Twickenham, sept joueurs (Nonu, C. Smith, O. Franks, Whitelock, Kaino, Read et McCaw) ont conservé leur place de titulaire.

    Et encore, Dan Carter, grand artisan du succès samedi, avait manqué les derniers matches pour cause de blessure il y a quatre ans. Alors que le pilier Tony Woodcock, auteur de l’essai en finale en 2011, a renoncé cette année en cours de tournoi.

    Bref… Entre deux mondiaux, les All Blacks ont été renouvelés à dose homéopathique. Avec toujours le souci du mieux disant. Ainsi le deuxième ligne Brodie Retallick a intégré l’équipe en 2012. Il a depuis accumulé 47 sélections et une distinction de « joueur de l’année 2014 ». Et que dire de l’ailier Julian Savea, auteur de 38 essais en 40 sélections, un ratio largement supérieur à celui du légendaire Jonah Lomu (37 essais en 63 sélections).

     -Encadrement stable-Cette stabilité concerne également l’encadrement. Ainsi, l’actuel sélectionneur Steve Hansen était l’adjoint de Graham Henry en 2011. Il a été promu après le titre et son contrat court désormais jusqu’à fin 2017.

    Et parmi ses collaborateurs directs, il a réintégré Wayne Smith, le grand manitou de la défense lui-même ancien entraîneur en chef ou Gilbert Enoka, un ex-international néo-zélandais de volley, présent dans l’entourage des hommes en noir depuis 2000. Cet ancien instituteur essaie de combattre la pression mentale qui pèse sur les joueurs.

    Le mode de fonctionnement des All Blacks est toujours largement inspiré de l’époque Graham Henry. Il repose sur les joueurs cadres et une totale implication au service du maillot noir.  

    Cette stabilité s’est nourrie de victoires. Depuis le Mondial-2011, les All Blacks ont remporté 49 victoires en 54 matches, soit un taux record de 90,7%, pour trois défaites (Angleterre, Afrique du Sud, Australie) et deux nuls (Australie).

    Ces quelques accrocs ont juste permis aux All Blacks d’entretenir leur appétit. Ainsi, la dernière défaite, en Australie (27-19) le 8 août à Sydney a certes précipité la victoire finale des Wallabies dans le Four Nations.  Mais elle a été suivie d’une éclatante revanche (41-13), une semaine plus tard à Auckland, dans le cadre de la Bledisloe Cup, un trophée mis en jeu entre les deux voisins de la mer de Tasman.

     -Une génération s’en va-Paradoxalement, ce deuxième succès en Coupe du monde ouvre une nouvelle ère pour les All Blacks, qui vont d’abord devoir « inventer » de nouveaux défis pour continuer à avancer.

    Surtout, il sonne la fin d’une génération exceptionnelle. Dan Carter (112 sélections depuis 2003), Ma’a Nonu (103 sel. depuis 2003), et Conrad Smith (94 sélections depuis 2004) vont aller monnayer leur talent en France, respectivement au Racing 92, à Toulon et Pau. Le capitaine aux 148 sélections, Richie McCaw, répète lui qu’il n’a pas arrêté sa position concernant son avenir sous le maillot noir, qu’il enfile depuis 2001.

    Mais à 34 ans, le capitaine de tous les records ne constitue évidemment pas une solution d’avenir.

    A priori, Sam Cane devrait enfiler le N.7, alors que le capitanat semble promis au troisième ligne centre Kieran Read. Le poste de demi d’ouverture ne manque pas de prétendants entre Beauden Barrett, doublure de Carter pendant la Coupe du monde, et Lima Sopoaga, 24 ans, le N.10 des Highlanders.

    Au centre, tout dépendra de Sonny Bill Williams, habitué aux allers-retours avec le rugby à XIII, voire avec l’Europe.

    La capacité de la Fédération (NZRU) a conserver dans le grand sud les meilleurs joueurs, attirés par les mirifiques contrats offerts par les clubs français et anglais, constituera d’ailleurs le principal défi du rugby néo-zélandais. La continuité dans la performance passe aussi par la case finances…

     Agence France-Presse

    PAUL CONSCIENCE 2015-11-02 13:33:00
    rien à dire ils se sont préparés pour cette coupe 2015 belle finale bien méritée
    lebororo 2015-10-31 12:59:00
    Bon match de finale...
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