Mondial du Tatouage de Paris : le tatau polynésien à l’honneur

    lundi 9 mars 2015

    Tin-Tin est heureux : sa troisième convention internationale, qui occupe toute la Grande Halle de la Villette, est un grand succès.
    Plus de 340 tatoueurs venus de 33 pays attendaient durant trois jours les quelque 30 000 visiteurs estimés ; de quoi effectivement ravir le pape du tatouage français. Et qui dit tatouage dit Polynésie : les plus célèbres tatoueurs étaient bien là, autour de Chime, bien sûr.
    Une convention de tatouage, c’est un événement un peu spécial, car c’est à la fois une galerie d’art et un atelier d’exécution d’œuvres uniques.
    On n’hésite pas à s’exhiber, parce que c’est aussi rendre hommage à l’artiste qui sera peut-être récompensé par un jury d’experts tels que Filip Leu, Luke Atkinson ou encore Bill Salmon, à l’issue des défilés par catégories.
    Un Français sur dix serait déjà tatoué, et le public parisien est venu admirer cet art en plein développement et ces styles extrêmement variés.
     
    Une tentation,  une mode
     
    Les artistes polynésiens sont, quant à eux, unanimement convaincus qu’il faut préserver l’originalité et l’historicité polynésienne tout en permettant certaines évolutions.
    Un petit groupe de stands forme comme un motu polynésien, qui présente les créations de Chime, Po’oino Yrondi, Roonui, Vatea, avec par moments leurs élèves. L’ambiance est forcément chaleureuse, d’autant que plusieurs tatoueurs polynésiens ou wallisiens sont venus les voir. Leurs clients sont venus sur rendez-vous et ils n’ont parfois pas une minute pour un peu de parau parau.
    Pour Po’oino Yrondi, c’est une première et, venu de sa Puisaye d’adoption, il a laissé son tour de potier pour l’aiguille.
    Pour Roonui, Canadien d’adoption et si célèbre, Paris est une habitude, tout comme pour Chime, autre enfant de Moorea, sur qui Tin-Tin compte beaucoup comme porte-drapeau polynésien.
    Se faire tatouer, c’est pour beaucoup à Paris une tentation, voire une mode. Lorsqu’on y est décidé, il faut choisir son style et là, l’embarras du choix est immense !
    Entre les dessins sophistiqués asiatiques, les graphismes géométriques, gothiques, les effets de couleurs et les portraits de célébrités ou d’animaux, et les objets hétéroclites, il y a de quoi hésiter.
    Mais lorsque l’on se trouve devant les motifs polynésiens, il faut une raison de plus pour les choisir, tant la symbolique est forte.
    Et les tatoueurs polynésiens, avec un grand sourire, sondent le client comme pour lui dire qu’il faut d’abord qu’il aime la Polynésie. À Paris, ils sont peu nombreux, mais comme ce sont les meilleurs… Et c’est juré, ils seront là en 2016.
     
    De notre correspondant Philippe Binet
     
    Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche du 9 mars ou au feuilletage numérique.

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