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Mondial féminin – Pas d’engouement pour les Bleues

vendredi 28 juin 2019

                     REUTERS/Yves Herman

REUTERS/Yves Herman


La Coupe du monde féminine de football a débuté le 7 juin, dans l’Hexagone. Un évènement sportif qui mobilise peu la population, localement. Au contraire de l’engouement rencontré l’année dernière, lors de la Coupe du monde masculine de football.

Les couleurs de la France manquent à l’appel en cette fin de mois de juin, à Tahiti. Nous ne parlons pas de la fête nationale du 14-Juillet, ni même de la fête de l’autonomie, ce week-end. Il est ici question de la Coupe du monde féminine de football.

Saviez-vous que cette coupe du monde se déroule du 7 juin au 7 juillet ? Êtiez-vous au courant que les Bleues sont en quarts de finale ? Un évènement qui se déroule pourtant dans l’Hexagone.
Une décision annoncée à Zurich par la Fifa, en mars 2015 : une première pour le pays. Une équipe de football féminine qui donne de l’espoir.

Avant le début du mondial, l’équipe française se trouvait à la 4e place du classement Fifa, sur le plan mondial. A contrario l’équipe de France masculine se trouvait à la 7e place, en juin 2018.

Mais alors, où sont passés nos supporters et supportrices déambulant dans les rues, occupant les comptoirs, ne voulant manquer aucune minute des matchs. Greizmann, M’bappé, Pogba, Giroud sont des noms qui ne sont pas inconnus à nos oreilles.

Mais parlons de Valérie Gauvin ? Attaquante, elle marque à la 52e minute, lors de l’affrontement France-Brésil. Un premier but de match qui ne s’est pas arrêté là puisque la joueuse Amandine Henry l’a finalement suivie, et a emmené les Bleues en quarts de finale. Leur entraîneuse, nommée en 2017, est Corinne Diacre.

 

“Personne ne joue le jeu”

 

L’année dernière, le nom même de l’évènement était abrégé, de par son évidence. On ne parlait plus de Coupe du monde masculine de football mais bien de la Coupe du monde, la seule et l’unique.

Tenter d’évoquer le simple nom “Coupe du monde” fait dorénavant surgir sur les visages cet air dubitatif.

Dans les rues de Papeete, peu sont ceux et celles qui manifestent leur intérêt pour l’évènement. Le maquillage, les perruques et habits folkloriques faits de bleu, de blanc et de rouge ne sont pas au programme. Les âmes patriotes ont déserté, emmenant avec elles leurs parures tricolores.

Jeux concours, offres exceptionnelles, évènement spécial Coupe du monde : une offre abondante qui, pourtant, manque cette année. Les devantures de magasins ne rappellent plus aux passants ce qu’il se passe.

“L’année dernière, on avait fait une décoration spéciale, mais cette année, personne ne joue le jeu. Dès que ça touche aux filles, il n’y a plus personne”, déplore une vendeuse d’une boutique de cosmétique.

Une tendance suivie également par un chocolatier de la ville : “On avait une collection entière spéciale Coupe du monde. Des chocolats en maillots de foot, en chaussures, des boîtes coffrets et des assortiments. Mais cette année, la boutique ne fait rien. Peut-être l’année prochaine pour les championnats d’Europe ?”, expose la vendeuse du magasin.

Un évènement sportif que les boutiques spécialisées en articles de sports ne suivent pas. Pour l’une d’entre elles, un partenariat avec TNTV avait été mis en place, l’année dernière, pour gagner des voyages et des bons d’achat. Une offre non renouvelée. En cause, selon le magasin, un public sans engouement particulier, qui ne répond pas à l’offre.

 

Les bars, relais de l’évènement malgré tout

 

“C’est un peu léger. On ne reçoit pas plus de clients que d’habitude. Peut-être qu’avec les quarts de finale, les gens vont se déplacer, mais ça reste à voir. On fait quand même des happy hours pour l’évènement”, avance Sylvain Peillot, manager au bar des 3 Brasseurs. “L’année dernière ? C’était de la folie. Des journées très sportives. Le plafond s’en souvient encore d’ailleurs, avec ses taches de bière”, déclare-t-il.

Le bar avait demandé une autorisation d’ouverture exceptionnelle. Il pouvait ainsi diffuser les matchs en direct, tôt le matin, malgré le décalage horaire. Mais peu sont les motivés se déplaçant le matin, en ce mois de juin.

Malgré tout, certains clients restent demandeurs. Le bar Bora Bora Lounge, qui diffuse également les matchs, explique avoir reçu des demandes pour visionner la Coupe, cette année.
“Pas plus tard que ce matin [hier], cinq personnes sont venues pour regarder le match. On l’a alors immédiatement diffusé”, affirme Mainipi, barmaid.

Un manque d’engouement localement qui n’est pas le cas en métropole. Le comité d’organisation de la Fédération française de football (FFF) a déclaré avoir dépassé les espérances de vente de billets, qui vont dépasser les 80 % sur l’intégralité du mondial, selon lui.

La promesse qui était de vendre 770 000 billets est largement tenue : 1 100 000 ont déjà été écoulés. Des guichets fermés depuis mars pour la demi-finale et finale.

 

Mona Delahais

 

 

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