Mono’i : une production artisanale pour un gage de qualité

    mardi 16 août 2016

    mono'i

    La chaire de la noix de coco râpée est mélangée avec des pétales de tiare et de tipaniers, ainsi que du avaru, une plante qui permet de fermenter la noix de coco. Aux Tuamotu, on utilise l’abdomen des crabes pour la fermentation. Tetautiare et son mari ont également un secret : ils ajoutent à ce mélange une petite quantité de perles de Tahiti. Celles-ci ont des vertus anti-âge puisqu’elles contiennent du calcium et de l’aragonite. (Photo : Élénore Pelletier)


    Les secrets de fabrication de Rau Hotu Tahiti

     

    Le mono’i fait partie intégrante de la culture polynésienne. Mélange d’huile de noix de coco et de fleurs de tiare, il s’est bâti une réputation aux quatre coins du monde. C’est pourquoi on vient de partout pour découvrir ses secrets de fabrication.

    Hier, dans le cadre des échanges entre Changning (district de Shanghai) et Papeete, un groupe de jeunes lycéens chinois s’est rendu chez Tetautiare Pere, productrice de mono’i Tahiti d’appellation d’origine, et son mari Nick Toomaru, pour s’initier à la réalisation du mono’i et en apprendre plus sur ses vertus.

    Une découverte qui a fait sensation, d’autant plus que chacun a pu repartir avec son petit flacon de mono’i réalisé par ses propres soins. Tetautiare Pere et Nick Toomaru sont les créateurs et les gérants de la marque Rau Hotu Tahiti.

    Depuis dix ans, ils ont opté pour une production artisanale à petite échelle, mais avec des produits de grande qualité.

     

    La qualité plus que la quantité

     

    Mon amour pour le mono’i ne date pas d’hier. Comme pour tous les Polynésiens, il fait partie de notre vie, dès la naissance. Dans ma famille, il y a beaucoup de gens qui fabriquent des rau Tahiti, du mono’i, alors j’ai toujours vu faire. Et naturellement, je m’y suis mise aussi et j’ai commencé à en faire pour mes amis et mes enfants. Puis finalement, il y a dix ans, avec mon mari, on s’est dit pourquoi pas le commercialiser, voir si ça plaît”, explique Tetautiare Pere, et c’est comme ça que l’aventure a commencé.

    Pour le couple, pas question de vendre en quantité, le plus important étant la qualité des matières premières utilisées et le temps de travail passé dans l’élaboration du produit fini. Ils ont donc fait le choix de ne pas être référencé dans les moyennes et grandes surfaces.

    On peut donc trouver leur mono’i “haut de gamme” dans les pharmacies de la place, certains instituts de beauté et via leur site Internet. D’ailleurs, leur mono’i se distingue des autres puisqu’il est tellement affiné qu’il s’apparente à une huile sèche et ne graisse pas la peau.

    Si les premiers produits de Rau Hotu Tahiti étaient du mono’i Tahiti, la gamme s’est étendue et compte aujourd’hui des crèmes pour le corps et des parfums, corporels et d’ambiance.

    Et depuis deux mois, Enavai est née : une gamme de soin capillaire qui a déjà trouvé ses adeptes. Membres du syndicat interprofessionnel des producteurs de Polynésie française, Tetautiare et Nick produisent un mono’i certifié d’origine contrôlée.

    Pour conserver ce label, gage de qualité, Tetautiare doit impérativement utiliser l’huile raffinée qui provient de l’huilerie de Tahiti. Elle envoie régulièrement des prélèvements dans deux laboratoires de la place.

    La direction générale des affaires économiques (DGAE) vient également dans son laboratoire pour effectuer ses propres prélèvements. Tetautiare suit tous les ans des formations dans le domaine de la cosmétique pour se perfectionner.

    Rau Hotu Tahiti a signé des conventions avec une équipe de chercheurs en laboratoire pour continuer à étudier les vertus des plantes polynésiennes et pour pouvoir continuer à les utiliser dans les cosmétiques.

     

    É.P.

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