Moorea – De l’eau potable à l’horizon 2020 tout autour de l’île

    vendredi 29 avril 2016

    Un tiers de la gestion de l’eau à Moorea a été donné à la Polynésienne des eaux depuis douze ans.  Dorénavant, un nouveau contrat liera la dite société, délégataire, à la commune, pour vingt ans, à partir du 1er juillet. La commune se désengage totalement de la gestion, qui revient donc au gestionnaire, lequel fixera son prix suivant une fourchette proposée par la commune avant la rédaction du contrat.

    La gestion de l’eau à Moorea a été donnée partiellement (un tiers de l’île) à la Polynésienne des eaux depuis douze ans (1er juillet 2004).
    Le tiers restant du réseau hydraulique (Afareaitu à Varari) est toujours sous gestion communale, donc en régie.
    À partir du 1er juillet, la gestion sera transmise à cette même société moyennant un contrat qui liera le délégataire à la commune pour une durée de vingt ans.
    Objectif, rendre un service encore plus adapté à la population et surtout faire en sorte que Moorea sera entièrement desservie en eau potable d’ici 2020.

    La Polynésienne des eaux s’y est engagée au travers du contrat signé avec la commune. Un contrat très différent de l’actuel, qui arrive à expiration fin juin présenté aux élus par Simon Bernis, directeur des services techniques communaux.
    En premier lieu, la Polynésienne des eaux prendra en charge tout le réseau. Le système “en régie”, qui gérait un tiers du circuit (non potable), sera définitivement supprimé pour laisser l’ensemble de la gestion hydraulique au nouveau gestionnaire.
    La commune se désengage totalement de la gestion, qui revient donc au gestionnaire, qui fixera son prix suivant une fourchette proposée par la commune avant la rédaction du contrat, à charge au gestionnaire de faire en sorte de rentabiliser ce service au titre de délégataire de service publique avec les obligations suivantes : assurer la surveillance, le fonctionnement l’entretien, la maintenance, la réparation et le renouvellement des ouvrages, équipement branchement, compteurs et canalisation.

    Deux usines de traitement

    Le délégataire devra assurer une fourniture constante de l’eau, en quantité, en qualité et en pression et fournir, à la collectivité, les renseignements et conseils relatifs aux ouvrages et au fonctionnement.
    Objectif à terme, livrer de l’eau potable tout autour de l’île d’ici 2020, date butoir exprimé par le code général des collectivités territoriales.
    La Polynésienne des eaux s’est engagée, au travers d’un plan d’investissement, à la construction de deux usines de traitement, une à Papetoai (100 m3) et une seconde à Haumi (140 m3).

    Il s’agit de station de traitement physico-chimique (on ne parle plus de station d’ultrafiltration qui a été un véritable échec y compris financier) ce qui permettra au gestionnaire d’établir sous contrat, plusieurs phases de potabilisation.
    La potabilité de ces zones pourra être constatée à partir de juillet 2017 pour se poursuivre en 2018 et 2019, à commencer par Papetoai-Paopao au 1er juillet 2017, suivi de Maharepa-Paopao, Papetoai-Haumi, Nuuroa-Haapiti, Maatea-Vaiare.
    Les zones qui ne bénéficieront pas du réseau en eau potable (Haapiti vers Maatea), des recherches en nouvelles ressources sont actuellement en cours pour tenir l’objectif précisé dans le contrat, “de l’eau potable pour tous d’ici quatre ans”.

    En marge des engagements contractuels du gestionnaire, celui-ci s’engage à moderniser le système d’exploitation, qui passe entre autres par le changement des actuels compteurs “mécaniques” en compteurs, dit “radio-relève”, plus rapides en lecture, plus fiables et qui n’obligeront plus une intervention des agents de relève à l’intérieur des propriétés.
    D’autre part, une agence “mobile” sera mise gratuitement à disposition du consommateur qui aura des difficultés de déplacement et une communication SMS sera effectuée pour informer tous les consommateurs, par exemple pour leur signifier que leur facture est disponible, sachant que le projet d’adressage n’est pas encore engagé.

    Le contrat dispose de nombreuses clauses comme celle de possibilité de renégociations, par exemple des tarifs, tous les cinq ans, à la demande des élus ou du gestionnaire.
    Une douzaine de pénalités est inscrite au contrat au cas où certains objectifs précisés dans le contrat (comme le délai de potabilisation) ne seront pas atteints.
    Donnée à l’approbation des élus, la délibération a été approuvée par 19 voix, onze abstentions et deux contres ont été comptabilisés.
    La commune se donne un délai de onze jours d’intention de conclure, la signature définitive du contrat devrait se faire à la mi-mai pour une mise en application au 1er juillet.

    De notre correspondant Jeannot Rey

    Combien ça coûte?

    Le coût de tout ça. C’est bien là, le nerf de la guerre qui a mené les négociations. Le but final pour les élus étant que le consommateur se retrouve dans ses comptes, avec, au robinet, de l’eau en qualité et en quantité et une facture acceptable.
    Partant d’une base référentielle de 250 m3 par an (normes OMS appliquées sur le territoire), la facturation aujourd’hui est de 18 000 F par an et par foyer (3 000 F
    tous les deux mois) pour ceux qui sont
    desservis en eau potable donc moyennant un système volumétrique.
    En cours de première année d’exploitation (1er juillet 2016 au 31 juin 2017), cette somme ne variera pas. À partir du premier juillet 2017, on passera à 23 000 F par an (3 800 F tous les deux mois).
    Pour les consommateurs en eau non
    potable, donc facturés au forfait, le montant actuel est de 16 000 F par an (8 000 F par semestre).
    Le coût passera à 18 000 F après une première année d’exploitation pour les cinq années suivantes, date où tout le monde sera normalement fourni en eau potable donc suivant le système volumétrique.
    La prime fixe passera à 10 000 F (au lieu de 5 200 F).
    Au lieu de trois phases, on passera à quatre phases de facturation.
    – 0-30 m3 = 52 F le m3
    – 30 à 60 m3 =108 F le m3
    – 60 à 120 m3 = 170 F le m3
    – +120 m3 = 210 F le m3 (jusqu’en 2021 pour passer à 244 F le m3)

    Teriivaea 2016-05-03 15:59:00
    Toutes les collectivités et municipalités réellement démocratiques et avancées de part le monde recollectivisent ou remunicipalisent la gestion de leurs services délégués (Eau, Electricité, collecte et traitement des ordures ménagères,...). Un exemple parmi des milliers d'autres, Paris, qui a repris en régie au début des années 2000 le service de l'eau, à la satisfaction, notamment tarifaire, de tous les Parisiens.
    Comme d'habitude totalement "hors jeu", une grande partie de nos élus , et ceux de Moorea ne font manifestement donc pas exception, tout en organisant un lourd rideau d'opacité tout a fait suspect autour de ces services publics, nous livrent collectivement pieds et poings liés et pour des décennies à la tonsure de plus en plus serrée de ces multinationales avides, et en particulier au groupe ENGIE (ex SUEZ, ex Lyonnaise des eaux)
    Bernard 2016-04-30 05:56:00
    On a besoin de très peu d'eau potable, la plus grosse partie de l'eau consommée fini dans les toilettes, la douche, dans l'évier pour la vaisselle, dans le jardin pour arroser... alors pourquoi traiter de l'eau pour en faire ça ? Bonjour la facture ! La vérité c'est le profit d'une entreprise qui veut te faire croire que c'est un progrès d'avoir de l'eau potable au robinet. Il faut refuser ça !
    fucko 2016-04-29 21:34:00
    Bilan on soutraite encore et encore et le prix augmente encore et encore...c est que le debut d.accord.d accord
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