Moorea – Érosion du littoral et mouillage forain interpellent les élus

    mercredi 21 septembre 2016

    moorea

    Le littoral est parfois très attaqué par la houle, naturelle, mais aussi par celle provoquée par les nombreux bateaux qui circulent à grande vitesse. (Photo : DR)

     

    État des lieux de la zone Tahiamanu par Creocean

     

    Julien Guillet, représentant du bureau d’études Créocean avec Jonathan Biarez, représentant de l’Agence des aires marines protégées, opérateur en charge de la mise en oeuvre du programme Rescue, étaient à Opunohu, mardi dernier afin d’exposer un état des lieux établi sur la zone Tahiamanu et proposer au maire de Moorea, Evans Haumani, et à  quelques-uns de ses techniciens, les différents plans d’action qui pourraient être mis en oeuvre pour lutter, d’une part,  contre l’érosion du littoral, prenant en exemple la partie sud de la plage Tahiamanu et d’autre part, sur la mise en place de zones de mouillage pour les plaisanciers.

    Ces études sont menées par Creocéan dans le cadre du projet Rescue,  coordonnées à l’échelle régionale par la Communauté du Pacifique sud (CPS) et par l’Agence des aires marines protégées en Polynésie française. Ainsi, après une réunion à la mairie de Papetoai en présence du maire déléguée Gloria Pater, une visite sur le terrain a été programmée, en présence du maire de Moorea, Evans Haumani, ainsi que d’un groupe de techniciens et d’élus de la commune, afin que ces derniers puissent valider les diagnostics et les plans d’actions sur l’importance  de ces projets, pour une bonne gestion et un développement mesuré de l’île.

    Le groupe s’est ensuite rendu sur le lagon, afin de mieux évaluer le zonage prévu pour les bateaux et assurer de ce fait, une meilleure gestion des bateaux de plaisance en baie de Opunohu et plus précisément, face à la plage Tahiamanu, souvent utilisée par les croisiéristes du fait de la fiabilité du sol, riche en sable avec peu de coraux. Le représentant du bureau d’étude Créocéan a rappelé qu’une zone de mouillage dite “organisée” comprend des équipements spécifiques, mis en place dans le sol (rien à voir avec des corps-morts), ceux-ci pour éviter la pose des ancres et les éventuelles dégradations environnementales qui en résultent.

    Un procédé qui permet aussi de gérer le temps de séjour des plaisanciers et par conséquent, d’y intégrer le principe de services tels que la gestion des déchets, une laverie, de l’eau potable, la vente de fruits et légumes… en échange d’une redevance.

    Toujours en rapport avec la visite des croisiéristes qui choisissent cet emplacement, (face à la plage Tahiamanu) où sur d’autres sites où parfois on peut comptabiliser plusieurs dizaines de voiliers, le maire de Moorea et son équipe animeraient intégrer le principe des zones de mouillage dans une réflexion plus globale, à l’échelle de l’île, dans le cadre de la révision du PGEM et dans l’attente d’une étude prévue par le service du Tourisme, sur l’état des lieux du tourisme nautique en Polynésie française. Cela implique des zones de mouillage forain, mais aussi la construction, de marinas. Or, on le sait, il y a quelques mois, la commune refusait un projet d’extension de celle existant à Vaiare.

     

    De notre correspondant
    Jeannot Rey

     

        Retrouvez dans notre édition du Mercredi 21  septembre 2016 :       

    • Encadré : Coopération régionale
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