Moorea – Expédition au plateau de Tamanu

    vendredi 12 août 2016

    tamanu

    Tania, Ben, Burns, Manu, Carmen et Teihotu de la première sortie. (Photo : R Maraeura)


    Les habitués de Paopao à la cueillette des oranges

     

    Qui dit orange de la Punaruu, dit expédition au plateau de Tamanu. Une expédition qui revient traditionnellement à la période du tiurai. À cette époque, la température fraîche favorise une bonne production de ce verger dont les premiers fruits auraient été introduits par le capitaine Cook lors d’une de ses expéditions à Tahiti.

    Chaque année, ils sont nombreux à participer à l’expédition “cueillette des oranges” qui a lieu selon les années, de la fin juin à la mi-août, voire fin août.

    Les cueilleurs suivent les conseils de Teriierooiterai, ancien chef du district de Punaauia, qui disait à tous ceux qui voulaient l’entendre “celui qui n’a pas goûté aux oranges de la Punaruu, ne peut pas savoir ce qu’est une orange”.

    Seulement voilà, accéder aux célèbres plateaux n’est pas tâche facile. Le groupe de Paopao, constitué d’une petite dizaine d’amis, pour certains, membres d’une même famille, l’a, une nouvelle fois constaté. L’expédition démarre de la vallée de la Punaruu, derrière la zone industrielle du même nom.

    Certains partent individuellement, parfois accompagnés d’un guide, d’autres en groupes, pour une même mission : récolter les célèbres oranges, mais aussi et surtout, pour faire, au moins une fois dans sa vie, cette expédition mythique.

    En réalité, une dizaine de plateaux se succèdent, recouverts d’un nombre difficilement chiffrable d’orangers bicentenaires. Les seuls arbres à avoir résisté à une maladie qui décima tous ceux qui étaient plantés sur le littoral.

    Le plus haut plateau “Puharuru”, le plus difficile à atteindre, situé à environ 800 m au-dessus du niveau de la mer, serait celui qui, encore aujourd’hui, produirait les plus gros et plus juteux fruits du site.

     

    “La totale”

     

    Mais les autres plateaux comme celui du Rata, permettent aux “grimpeurs-cueilleurs”, de se réconforter d’une montée difficile, avec de bons fruits très sucrés. C’est le cas de ce petit groupe de Moorea mené par Ruben Maraeura, le photographe de l’expédition.

    Des résidents de Paopao qui ont décidé, pour une partie d’entre eux, de faire deux expéditions pratiquement l’une après l’autre.

    La dernière remonte au week-end du 6 et du 7 août. Ruben explique : “Nous avons fait deux sorties sur le plateau de la Tamanu. Lors de la première sortie, il nous a fallu 45 mn de marche et d’escalade pour atteindre le premier plateau dit “de la Tamanu”. Une première étape qui permit au groupe de souffler un peu, car une autre heure de grimpette attendait tout le monde avant d’atteindre le refuge. “La montée fut très dure”, explique Ruben.

    Heureusement, nous étions entraînés puisque c’est la troisième année consécutive que nous effectuons cette escalade.” La première nuit passée au refuge était le moment d’un bon repos, avant un lever “en pleine nature”.

    Après un bon petit déjeuner, le groupe a attaqué la seconde partie du trajet, à savoir rejoindre le plateau Rata. “Il nous a fallu 45 mn de marche dans une nature luxuriante, avec parfois une belle bambouseraie à traverser, avant d’arriver à une magnifique plaine surveillée par le “Diadème”.

    La totale !” s’exclame Juliana, son épouse qui, elle aussi est des expéditions depuis le début. “Il y avait des orangers à perte de vue, et des oranges qui ne demandaient qu’à être cueillies. On aurait dit que personne n’était passé avant nous !

    Notre retour fut plus rapide que notre ascension”, reprend Ruben. Un retour effectué le jour même après une belle cueillette dont les fruits ont en grande partie été dégustés avant la descente, ne serait-ce que pour gérer les poids.

    Cette première expédition n’a fait que mettre “le jus à la bouche” de nos grimpeurs puisque deux week-ends plus tard, ils remettaient ça.

    Nous avons fait le même parcours mais avec une météo un peu plus clémente. Comme la première fois, nous avons passé la nuit au refuge. Le lendemain, nous avons choisi le même itinéraire, à savoir la montée vers le “Rata” alors que Carmen et son mari, Manu, ont fait le plateau Hoa’a (3 heures de marche).

    Après l’effort, le réconfort : des arbres partout, tous recouverts de fruits dorés, dans un panorama exceptionnel de montagnes environnantes, avec vue sur Moorea. “Nous avons passé une deuxième nuit au refuge et sommes descendus dimanche matin, chargés de belles oranges.

    Et, comme le dicton le dit : “jamais trois sans quatre”, tous ont décidé de recommencer… ce sera bon pour 2017.

     

    De notre correspondant
    Jeannot Rey

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