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Moorea – Les pêcheurs apportent leurs propositions sur la gestion de la ressource

jeudi 26 janvier 2017

moorea PGEM

Historique du Plan de gestion de l’espace maritime : Le PGEM est un outil du Pays obtenu après une demande faite par la commune au Pays, il y a déjà une vingtaine d’années, après le constat d’une gestion anarchique de son lagon. Des travaux de concertation, avec toutes les parties prenantes ayant un lien avec le lagon, équipement, tourisme, pêcheurs, riverains etc., ont donc été programmés. Ceux-ci ont duré dix ans, avant la mise en application, en novembre 2005, du premier PGEM de Polynésie française. La réglementation, première du nom, n’était pas parfaite, mais avait le grand mérite d’exister. Dix ans plus tard, la commune a décidé de procéder à la révision de cet outil du Pays. Démarré en juin 2016, ce processus de révision en est donc à l’étape des propositions, la population semble, aujourd’hui, bien adhérer au processus et les organisateurs espèrent pouvoir boucler le dossier pour juin 2017. (© DR)

 

Démarrée en juin 2016, la révision du Plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) avance dans la concertation. Après les phases de présentation, les agents communaux et acteurs de l’espace maritime de Moorea ont entamé à la phase importante des propositions. Le nouveau PGEM de Moorea pourrait être applicable en juillet 2017, soit un an après le démarrage des travaux.

 

Depuis le début de la semaine, la commune organise, en partenariat avec l’association PGEM de Moorea, des ateliers de travail sur la thématique de la gestion des ressources, donc ayant trait à la pêche lagonaire. Après Teavaro et Afareaitu, c’est à Papetoai que la rencontre entre organisateurs et pêcheurs, s’est tenue pour poursuivre cette phase de concertation.

Objectif : obtenir de la population qu’elle exprime ses propositions pour un meilleur partage des ressources tout en considérant la nécessité des mesures de protection environnementale et en particulier sur la reproduction. La méthode utilisée est d’enregistrer les propositions de chacun par le biais d’une cartographie participative et de fiches.

Un travail qui est développé depuis le début de la semaine dans chacune des communes associées de l’île. “À ce jour, la population a fait part de nombreuses observations, des constats, et évoqué les problèmes rencontrés dans leur lagon. Elle fait des proportions en apportant des solutions de mesure conservatrice…”, explique Heimanu Villierme, responsable du PGEM pour la Commune.

Un exemple : la protection des bandes frangeantes qui s’avèrent un lieu propice pour la reproduction des espèce marines. Or, s’il y a une surface qui a été dégradée, c’est bien cette bande frangeante qui part de la rive jusqu’au chenal : “C’est une zone fragile qui est un espace de refuge des juvéniles. Une des propositions faites consiste à régénérer cette bande par bouturage sur le corail existant et à mettre en place une limitation de certaines pratiques telles que la pêche au filet.”

Des propositions, confirme Heimanu Villierme, faites par les pêcheurs. “Nous, Commune, nous sommes là, pour écouter, enregistrer les propositions qui seront ensuite remontées aux élus afin qu’ils connaissent la position des pêcheurs et de la population en général, avant de prévoir des mesures adaptées à leurs demandes.”

 

Organiser des rencontres

 

Si la mise en route de ce processus de révision a été un peu difficile et longue, les responsables communaux du PGEM expliquent qu’il fallait prendre du temps pour bien expliquer aux personnes concernées les enjeux de cette réglementation.

“Aujourd’hui, il existe une réelle phase d’écoute et de travail, avec des pêcheurs, qui se sont responsabilisés et qui se sont rassemblés, à la demande de la commune, en association”. Après cette étape de concertation et de recueil des propositions, l’étape de la synthèse prendra la suite avec, pour le 22 février, un atelier où les référents de chaque secteur se retrouveront pour remettre les résultats des travaux de collectes d’informations et de propositions récoltées cette semaine.

Ces résultats obtenus, un scénario sera dégagé de ces propositions, qui sera transmis aux élus pour avis. Mais c’est la Commission locale de l’espace maritime (Clem), assemblée qui regroupe des représentants des services du Pays, de la commune et les représentants de la société civile de Moorea (associations de protection de l’environnement, de la culture, les organismes de recherche, les pêcheurs, prestataires d’activités nautiques et de l’hôtellerie) qui validera.

Le projet révisé sera ensuite transmis au Pays par le biais du ministre de l’Aménagement, puis au conseil des ministres qui autoriseront sa mise en application.

Il reste du pain sur la planche, pour finaliser cette nouvelle version du PGEM : les organisateurs ont leurs supporters, mais aussi quelques détracteurs.

À ce sujet, Heimanu Villierme souligne que la commune est l’autorité de l’île “Elle est là non pas pour décider mais pour organiser les rencontres de manière neutre, sans oublier personne telle que cette association qui prône le rahui, elle est un acteur parmi d’autres, et elle a sa place dans l’arène des discussions.”

De notre correspondant Jeannot Rey

 

 

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