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Moorea – Un programme de lutte contre la perte d’autonomie des matahiapo

mercredi 19 juillet 2017

santé vieux

Un groupe de matahiapo en plein exercice de taî-chi, l’un des exercices physiques qui leur est recommandé. (© Jeannot Rey/LDT)


Depuis juillet 2016, la circonscription médicale de Moorea-Maiao avec la Commune, a lancé un nouveau projet pilote en faveur des matahiapo. Son objectif : promouvoir le “bien-vieillir” à Moorea. Huit actions ont été définies pour travailler dans ce sens, et qui agissent aussi bien sur l’état physique et mental du matahiapo. Le ministre de la Santé et une délégation sont venus sur place prendre connaissance de ce projet.

Cela fait un an que le projet pilote de prévention des pertes d’autonomie des personnes âgées est lancé à Moorea.

Il est conduit par la cellule de la santé publique de la circonscription médicale que dirige Philippe Biarez, en partenariat avec la commune. Il  s’agit donc d’une action de prévention démarrée sur le terrain en juillet 2016 afin d’apporter un accompagnement aux personnes âgées par des actions ou des priorités bien définies.

Toutefois, “sa pérennisation nécessitera une implication politique”, souligne Philippe Biarez, et c’est un peu la raison de la venue hier matin, du ministre de la Santé, Jacques Raynal qui, accompagné de la directrice de la Santé publique, Laurence Théron, et de représentants de la direction des affaires sociales ainsi que de quelques élus, est venu s’informer sur ce dispositif pilote engagé par des professionnels de la Santé de Moorea.

Pour le chef de service de la circonscription médicale de Moorea-Maiao, Philippe Biarez, le défi d’un tel programme est double. Il permet d’une part, de maintenir une population de matahiapo (65 ans et plus) en bonne santé et d’autre part, d’inverser à terme le statut de “fragilité” du matahiapo.

Des actions précises ont été définies, chacune d’elles est plus ou moins développée sur le terrain selon le district choisi. L’objectif étant de couvrir l’ensemble de l’île et plus particulièrement les matahiapo recensés. Jean-Paule Teinaore, responsable de la cellule de promotion pour la santé publique à Moorea, est sur le terrain pour le lancement de cette opération. Elle sera, à terme, relayée par des référents qui entre-temps, auront été formés.

La durée d’activité du projet pilote est limitée à deux ans, (juillet 2016 à juillet 2018), après ces deux années de test, les référents prendront la relève aux côtés des personnes âgées qui s’approprieront elles-mêmes ces actions.

 

Huit actions recommandées

 

Huit actions ont été définies et sont les suivantes. Ainsi, afin de rendre la personne âgée responsable, il faut commencer par promouvoir l’activité physique avec des exercices simples pouvant débuter dès le lever du lit.

Le tuaroi, tirée d’une tradition familiale qui consistait à réunir autour des grands-parents, la famille pour échanger, écouter, comprendre, amènera le matahiapo à réfléchir et à faire travailler sa mémoire. Autre action importante : l’alimentation des matahiapo, si possible avec les produits du terroir, pour leur permettre de bénéficier de repas équilibrés et adaptés.

La personne âgée devra se retrouver dans son environnement, dans un habitat qui pourrait recevoir des petits aménagements avec de tout petits moyens :  un peu plus d’éclairage naturel, une rampe d’accès etc. Le matahiapo devra lutter, avec les moyens qui lui seront proposés, contre l’isolement et la désocialisation. Les professionnels de la Santé procéderont à l’élaboration d’une grille qui déterminera l’état de fragilité de la personne, ils mettront en place une enquête sur l’état de santé des personnes âgées, et les actions à mener pour améliorer l’information en direction du personnel et des partenaires, afin de favoriser la venue d’un spécialiste en iatrogénie (interaction des médicaments sur les personnes âgées).

Pour l’heure, 540 personnes, qui ne sont pas encore en état de dépendance, suivent ces actions. Un premier bilan établi six mois après le lancement du projet, dénote un fort intérêt des matahiapo envers les trois premières actions, (activité physique, le tuaroi et l’alimentation). Les autres se développent depuis. Aujourd’hui, ce projet pilote de prévention contre la perte d’autonomie des personnes âgées rentre dans sa seconde année de pratique.

Le dernier bilan après 12 mois d’exercice dévoile que les référents formés depuis, mènent leurs missions de manière autonome. Les premiers travaux sur la fragilité, et l’isolement ont débuté, la seconde année devrait déboucher sur le développement de l’iatrogénie.

 

De notre correspondant Jeannot Rey

 

jacques raynal

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