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Moorea – Remorqués après trois jours de dérive au large

vendredi 13 juillet 2018

Retrouvé au large de Moorea à environ 7 nautiques (10 km) le Houba a été remorqué par la vedette des mutoi de Moorea qui a ramené le bateau et son équipage à Vaiare. (© Jeannot Rey/LDT)

Retrouvé au large de Moorea à environ 7 nautiques (10 km) le Houba a été remorqué par la vedette des mutoi de Moorea qui a ramené le bateau et son équipage à Vaiare. (© Jeannot Rey/LDT)


Après la perte de sa quille il y a une dizaine de jours, le Houba, un Feeling de 39 pieds était à la dérive depuis trois jours au sud de Moorea. À son, bord deux personnes Jean-Claude et Denise Ratier, la soixantaine qui venaient de quitter Rikitea pour rejoindre Tahiti. Mercredi matin l’équipe de Men Turi, chef de la brigade nautique est partie à la recherche du voilier en perdition qu’elle a remmené à bon port à Vaiare en milieu de journée.

Le Houba, voilier Feeling de 39 pieds (environs 12 m) venait de quitter Rikitea aux Gambier lorsqu’un bruit sourd puis celui d’un déchirement était entendu par les deux  occupants du bord, Jean-Claude et Denise Ratier tous deux la soixantaine. Le bateau a alors montré une réelle instabilité et force était de constater que le voilier venait de perdre sa quille (ou dérive) suite à un choc.

Les raisons de ce choc ? “On ne sait pas”, répond Jean-Claude qui confirme qu’en mer, “on trouve de tout y compris des conteneurs”. Le bateau est donc devenu ingouvernable. “Une véritable savonnette”, explique le capitaine qui n’avait d’autre choix que de poursuivre sa route vers Tahiti, poussé par les vents d’Est. Mais les choses se sont rapidement gâtées, et notamment lorsque le maraamu (vent de Sud Est) a commencé à se lever.

“Nous étions arrivés tant bien que mal vers le sud de Tahiti et nous essayons alors de remonter vers Taravao pour nous réfugier au chantier qui s’y trouve. Mais cela était impossible. Nous avancions d’un mètre et une vague nous repoussait de deux mètres. C’était épuisant et démoralisant. Nous avons dérivé durant les trois jours sans pouvoir maîtriser le bateau.”

Dans la soirée de mardi à mercredi, c’en était trop. “Nous voyons que nous ne pouvions rien faire, nous avons alors lancé nos appel “pan-pan-pan” qui consistent à faire passer un message de situation en difficulté. Nous avons été entendus par le JRCC, une personne nous a accompagnés pratiquement toute la nuit. Il a essayé d’avoir de l’aide d’un éventuel bateau qui aurait pu se situer dans notre secteur, sans résultat. Les autorités de leur côté, ont refusé toute intervention de nuit suite à l’état de la mer.” Ce n’est que ce matin que le message est parvenu à la mairie de Moorea. Le Houba se positionnait en effet au sud de l’île toujours à la dérive. Men Turi chef de la brigade nautique explique. “Nous avons reçu l’appel du JRCC ce matin (mercredi) à 7h30, nous avons accepté la mission, à huit heures, nous quittions le quai de Vaiare avec à bord Teti Mahinepeu le chef de corps de la brigade des mutoi de Moorea-Maiao, et deux agents. Nous avons retrouvé le bateau vers 9 heures du matin, nous nous sommes mis en rapport avec les deux personnes à bord, ils étaient en bonne santé, et nous avons procédé au remorquage du voilier.”

Vers midi, la vedette des mutoi et le voilier effectuaient leur entrée à Vaiare où il se trouve en attendant de meilleures conditions. “Nous sommes attendus au chantier de Taravao pour nos réparations, nous allons faire la traversée par nos propres moyens mais il nous faut un temps très calme.” Jean-Claude et Denise Ratier ont quitté la métropole il y a onze ans, ils ont rejoint le Pacifique par la Grande Porte, le Cap Horn et les canaux de Patagonie… On comprend un peu mieux leur ténacité dans cette épreuve.

 

De notre correspondant Jeannot Rey

 

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