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Moorea – Les travaux de la plage Tahiamanu engagés

lundi 5 août 2019

Les premières planches en pinus venus de la vallée de Opunohu. Photo : J-Rey/LDT

Les premières planches en pinus venus de la vallée de Opunohu. Photo : J-Rey/LDT


Une délégation gouvernementale conduite par le président du Pays était à Moorea, vendredi dernier. Trois sites ont été visités, dont deux liés à l’économie agricole et de transformation, victime d’un problème environnemental. Cette visite confirme, entre autres, la volonté du gouvernement à exploiter la filière bois locale.

Édouard Fritch, président du gouvernement, accompagné de Nicole Bouteau, ministre du Tourisme, et du vice-président du gouvernement Teva Rohfritsch, s’est rendu à Moorea, vendredi dernier, pour visiter deux entreprises locales et pour officialiser le lancement des travaux d’aménagement de la plage Tahiamanu.

C’est par l’entreprise forestière Nardi et fils Maidexpo, située dans la vallée de Paraoro, que la délégation gouvernementale a démarré sa visite. Il s’agit d’une scierie qui a vu le jour au début des années 90 et qui, depuis, a considérablement évolué par l’achat de matériels modernes.

L’objectif fixé par l’entrepreneur Michel Nardi consiste à poursuivre, d’une part, l’exploitation de la plantation familiale d’acajou et de teck avec 6 000 arbres arrivés à l’état de maturation, et d’autre part, de débuter, en partenariat avec la direction de l’agriculture (DAG), l’exploitation du pin des Caraïbes (pinus) planté il y a près d’un demi-siècle sur plus de 220 hectares de terres domaniales et environ 60 hectares sur des terres privées. Ce sont 1 000 m3 de pins des Caraïbes du domaine territorial qui sont en cours de traitement.

“C’est un bois noble, explique Michel Nardi, avec lequel on peut faire beaucoup de choses, du parquet, des lambris, des poutres, etc. La vente au public pourra se faire après les périodes de séchage nécessaires…”

Un processus de transformation qui intéresse beaucoup le président du Pays, comme il l’a confirmé in situ à la presse : “Je crois de plus en plus à cette filière du bois. Nous disposons aujourd’hui de la matière première avec cette forêt de pinus plantée par nos anciens du SDR. Ce bois a aujourd’hui atteint sa maturité (40 à 50 ans). On peut dire qu’il y a urgence à exploiter nos forêts, sans quoi la qualité du bois risque de se dégrader.”

Reste à maîtriser un autre aspect du problème, celui de la compétitivité du bois local et de sa qualité par rapport au bois importé. “Le Pays soutient de telles initiatives que l’on trouve à Moorea et dans nos archipels, aux Marquises, aux Australes et à Tahiti. L’engouement est bien réel quant au travail du pinus. Maintenant, la production locale devra bien se positionner au niveau de la concurrence et cela passe aussi par la confiance du consommateur.”

En ligne de mire, les constructions locales avec bien entendu le gros marché des fare OPH. Ces fare OPH sont actuellement construits avec du bois venu des États-Unis, l’intérêt dans cette démarche serait de basculer la fourniture en bois local.

“Nous espérons d’ici six mois à un an pouvoir travailler avec nos productions. Le bois local est déjà utilisé, mais en annexe (escaliers, etc.) Ce qu’il faut maintenant, c’est du bois de structure, et arriver à construire des fare OPH avec du bois local.”.

 

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