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Mort d’un migrant dans un des camps controversés de l’Australie

mardi 3 octobre 2017

manus camp

D’après le groupe de défense des droits des migrants Refugee Action Coalition, un Tamoul de 32 ans originaire du Sri Lanka s’est suicidé dans un hôpital de l’île de Manus, où il était traité après s’être infligé des blessures dans un camp de rétention. (Photo : Refugee Action Coalition/AFP)

Un demandeur d’asile détenu dans l’un des camps de rétention controversé gérés par l’Australie dans le Pacifique a été retrouvé mort hier, selon les défenseurs des droits, un suicide présumé qui jette une nouvelle fois une lumière crue sur le traitement réservé aux migrants par Canberra.

D’après le groupe de défense des droits des migrants Refugee Action Coalition, un Tamoul de 32 ans originaire du Sri Lanka s’est suicidé dans un hôpital de l’île de Manus, où il était traité après s’être infligé des blessures.

S’il était confirmé, il s’agirait du deuxième suicide sur Manus ces deux derniers mois après la mort en août d’un Iranien.

L’Australie mène une politique extrêmement dure vis-à-vis des réfugiés tentant de gagner ses côtes, en les reléguant dans des camps à Nauru ou sur Manus, en Papouasie Nouvelle-Guinée.

Au final, l’Australie n’accepte aucun de ces réfugiés sur son sol, tentant de renvoyer dans des pays tiers comme le Cambodge ceux d’entre eux qui remplissent les critères du droit d’asile.

Elle avait aussi conclu un accord avec l’administration Obama pour envoyer un certain nombre de réfugiés aux États-Unis et la semaine dernière, un premier groupe d’une vingtaine de personnes ont quitté Manus pour ce pays.

Les conditions de vie à Manus et Nauru ont été dénoncées par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme qui citent les graves problèmes psychologiques des détenus, les tentatives.

“Une fois encore, une tragédie souligne la vulnérabilité extrême des réfugiés et demandeurs d’asile dans le cadre des procédures offshore mises en place par l’Australie, et le besoin de vrais soins”, a déclaré le haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) dans un communiqué.

Près de 800 hommes sont retenus à Manus, et 371 hommes, femmes et enfants sont détenus à Nauru, selon des chiffres de l’administration australienne datant du 31 juillet.

La justice de Papouasie Nouvelle-Guinée avait jugé l’an dernier inconstitutionnelle la détention de réfugiés à Manus. Canberra est censé fermer le camp d’ici la fin octobre.

Canberra justifie sa politique au nom de la lutte contre les gangs de passeurs et de la nécessité de dissuader les migrants de tenter un périlleux voyage.

 

AFP

 

 

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