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Mouvement social – Faible mobilisation des professeurs localement

vendredi 5 avril 2019

grève prof

Une cinquantaine de manifestants, tout au plus, se sont réunis hier matin, devant le haut-commissariat. (© Christophe Cozette)

“Une logique comptable de l’éducation mais nous sommes contre cette philosophie.” Hier matin, devant le haut-commissariat de la République, les professeurs des écoles mais pas uniquement, ont manifesté leur mécontentement face à la réforme dite Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale, qui devrait être logiquement appliquée en Polynésie française, dès la rentrée.

Divers slogans et revendications ont été affichés et déposés au cabinet du représentant de l’État par les quelque 50 manifestants, présents hier matin, avenue Pouvanaa o Oopa. Une mobilisation qui n’a pas convaincu, tout comme en métropole.

Selon le ministère de l’Éducation, cité par Le Parisien, 14,5 % des professeurs des écoles ont été en grève, contre près de 25 % le 19 mars, dans l’Hexagone.

Au fenua, à 11 heures, hier matin, sur la base des personnels fonctionnaires d’État attendus dans les écoles et établissements scolaires du second degré, 10,22 % des professeurs étaient grévistes, selon les chiffres reçus peu avant midi.

“Plus de 300 professeurs des écoles nous soutiennent dans cette action participative”, a déclaré John Mau, co-secrétaire territorial du syndicat du Snuipp, interviewé hier matin devant le haut-commissariat, où s’étaient donné rendez-vous les syndicats qui ont donc eu de la peine à réunir une cinquantaine de militants, avant la rencontre avec le cabinet du haut-commissaire, durant laquelle les manifestants ont pu exposer leurs revendications.

La fédération Unsa, majoritaire, n’est pas venue manifester, en effet, laissant ainsi la FSU, minoritaire, un peu seule malgré les quatre syndicats qui la composent.

Parmi les revendications contre la réforme Blanquer, l’article 1, qui crée “une obligation de réserve qui n’existait pas pour les professeurs”, une véritable entrave à la liberté d’expression, selon les manifestants.

“L’inscrire en première position a quelque chose de symbolique. C’est un message d’intimidation lancé par le ministre de l’Éducation nationale, pour les faire taire”, estime John Mau, citant les hashtags “pas de vagues” et des “stylos rouges”. “Des professeurs qui se sont exprimés librement sur l’administration.”

“Selon Nicole Sanquer, notre député, cette loi est ‘bavarde’. elle est soumise à d’énormes interprétations. Elle est très floue.”

Les syndicats de l’éducation parlent de “démolition programmée”, et s’opposent également à la réforme du lycée, du bac et du lycée pro, comme le stipule un de leurs tracts.

 

Christophe Cozette

 

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