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Multirécidivistes, les voleurs de drone partent en prison

vendredi 4 août 2017

Deux des prévenus ont écopé de prison ferme, tandis que le troisième a été condamné  à des travaux d’intérêt général. (© Photo : archives LDT)

Deux des prévenus ont écopé de prison ferme, tandis que le troisième a été condamné
à des travaux d’intérêt général. (© Photo : archives LDT)

 

Ils étaient suspectés d’avoir participé, lundi midi, dans le quartier Estall, à Papeete, au vol d’un drone et d’un sac contenant une caméra GoPro, des papiers et environ 50 000 F en liquide. Trois hommes ont comparu hier devant le tribunal correctionnel de Papeete.

Les faits s’étaient déroulés alors que la victime était en plein déménagement. À l’initiative du vol, Monsieur P., 28 ans, aurait sauté le portail fermé et dérobé les affaires dans la voiture, en cours de remplissage. Monsieur T., 24 ans, l’aurait aidé à faire le guet, puis le butin aurait été partagé avec Monsieur E., 41 ans.

“On était parti pour cueillir des mangues à Pirae”, a expliqué le premier. Mais l’occasion fait le larron. “Je regrette, j’ai utilisé l’argent pour acheter de la nourriture pour mon fils et ma famille, je ne trouve pas de boulot…”
La victime, un Polynésien basé dans l’Hexagone, donnait quant à elle un coup de main à sa belle-sœur et comptait ensuite profiter de ses vacances avec sa petite famille. Une semaine de gâchée.
Sitôt après avoir constaté le vol, le père de famille avait mené lui-même son enquête et était parvenu à se faire rendre ses papiers des mains d’un individu qu’il n’avait pu identifier.

Deux jours plus tard, une autre personne l’aurait appelé afin de lui proposer un marché : récupérer son drone contre un paiement de 20 000 F. La transaction avait eu lieu avec un jeune de 20 ans à vélo, mandaté par son grand frère. Sitôt arrêté par la police, il avait dénoncé les trois prévenus, qui comparaissaient donc hier.
Monsieur P., condamné 21 fois entre 2005 et 2016, dont 16 pour des faits de vols, tentatives de vol ou recels, a écopé de la peine la plus lourde : 12 mois de prison dont six assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve de deux ans, avec une obligation de rechercher du travail ou une formation, et d’indemniser la victime.

“Quand on regarde le casier judiciaire, on se dit qu’il n’y a pas d’autre choix, c’est la prison…”, avait soupiré le procureur, qui semble pourtant tenter autant que possible, lorsque le profil des prévenus le permet, de requérir des peines alternatives (lire ci-dessus).
Monsieur T., papa d’un bébé d’un mois, comptait quant à lui neuf condamnations entre 2013 et 2016, dont six pour des affaires de vols : il a écopé de six mois de prison, dont trois de sursis avec mise à l’épreuve de deux ans (avec les mêmes obligations que son comparse).

Les faits de vol ont été requalifiés en recel pour Monsieur E., sans emploi, père de cinq enfants majeurs, et déjà condamné une fois. Il fera 100 heures de travaux d’intérêt général, devra chercher un emploi et indemniser la victime. Sinon, il partira trois mois à Nuutania.
Le propriétaire dépouillé recevra 120 000 F au titre de son préjudice matériel et 60 000 F au titre de son préjudice moral. 

 

M.G.

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