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MUSIQUE – Les Irie Locals sortent leur premier album

vendredi 6 octobre 2017

irie locals

Le groupe a présenté hier matin, quatre des douze chansons qui composent l’album Irie Locals. (© Christophe Cozette)

Elle est née, la divine clé. Irie Locals, groupe de raggamufin bien connu au fenua depuis 2014, composé de Bird King et Jimbo, rejoints par DJ T-Unit, sortent leur premier album, fort attendu, produit par le bar-discothèque Hélios.

Avec douze morceaux, que des compositions en anglais et en tahitien, l’album éponyme est disponible, dès ce soir, sur clé USB, et sera dévoilé sur scène lors d’une soirée rue Jeanne-d’Arc.

Hier, les Irie Locals, ont présenté quatre de leurs chansons, l’occasion de rencontrer Jimbo alias Jim, le chanteur-compositeur du groupe.

 

Que signifie Irie Locals ?

On est un groupe de raggamuffin, cela veut dire les “va-nus-pieds”. Irie vient du patois jamaïcain et notre musique est imprégnée de la musique jamaïcaine. Cela veut dire quelqu’un de roots, qui a du respect pour soi, pour les autres, pour la nature, quelqu’un de droit, en fait. Et Locals parce que c’est ce qu’on est.

 

 

Quand avez-vous débuté ?

Il y a cind-six ans maintenant, après que je sois parti faire des études en musique en Nouvelle Zélande. En voyant la scène musicale qui bouge beaucoup, cela m’a donné envie de recréer cela ici…

Et l’aventure a commencé avec Manuarii (Bird King de son nom de scène, son acolyte chanteur, accompagnés par le Dj T-Unit, NDLR). Mais on faisait de la musique, juste par plaisir, on n’attendait rien, on ne savait pas si cela allait plaire.

 

Quelles sont vos influences ?

C’est un peu tout ce que l’on retrouve ici, en écoutant la radio. On est peut-être éloignés de tout mais on reçoit des nouveautés d’Europe, d’Allemagne, du Pacifique. On essaye de mélanger un peu tout ça, dans nos compositions. Notre style, c’est du raggamufin, un mélange entre le reggae et le hip-hop.

 

Quel message voulait faire passer dans vos textes ?

Nous, c’est le tropical style. On doit être fiers de qui on est et faire évoluer notre culture. Nous sommes nés en 1990. C’est un peu la génération oubliée, j’ai l’impression.

C’est à cette jeunesse que l’on s’adresse. On  n’a pas de repères, personne sur qui se baser. On faisait partie de cette jeunesse désœuvrée ; on ne savait pas quoi faire.

Nos inspirations sont nées du rien, d’un ennui et c’est à ce moment que l’on crée. Je souhaite rester humble, nous sommes comme tout le monde. Nous essayons de dire à la jeunesse : “Faites de l’art, faites de la musique. Nous sommes comme vous, vous êtes comme nous.”

 

Vous chantez en anglais et tahitien. Pourquoi pas en français ?

Je trouve que le français n’est pas mélodique. J’ai plus de facilité à chanter en anglais et nous voulions être compris par les artistes reggae du Pacifique anglophone.

 

Votre titre qui vous a fait connaitre est Stand High. On peut en savoir plus sur cette chanson ?

II y a eu un petit amalgame sur le titre de cette chanson, certains l’ont associé à la drogue. Mais on souhaite se tenir haut et droit, ne pas tomber dans les travers de Babylone, justement.

 

Parlez-nous de votre premier album, qui sort aujourd’hui ?

Nous sommes soulagés, heureux, c’était un long chemin à parcourir.  C’est grâce à Aroma (Salmon, NDLR) et le Helios qui nous ont filé un gros coup de pouce…voilà enfin l’album.

 

Propos recueillis par C.C.

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