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Les muto’i calment sa vahine, il leur assène coups de poing et coup de boule

mardi 28 février 2017

justice tribunal

“Je vais tout faire pour être un citoyen modèle”, a promis le prévenu. (© Florent Collet)

C’est pour calmer les cris d’une jeune femme que les policiers municipaux interviennent, vendredi dernier au soir, au virage du flamboyant. Ivre, comme son conjoint, elle lui jette même des cailloux au moment où ils arrivent sur les lieux.

Mais lorsqu’ils interpellent la jeune femme qui reproche à sa moitié d’en avoir regardé une autre, le garçon de 26 ans assène un coup de poing à l’un des muto’i.

Le deuxième qui vient alors en renfort subit aussi la force de ce pratiquant d’aïkido. Placé dans le fourgon, il n’en retrouve néanmoins pas son calme et, cette fois, c’est d’un coup de boule qu’il frappe un troisième muto’i, leur valant respectivement 3, 5 et 10 jours d’ITT.

“Qu’est-ce qui vous a pris ?”, interroge le juge à l’attention du jeune qui a pourtant un emploi après avoir fait de bonnes études.

“Je ne me rappelle pas bien, j’étais bourré”, confesse-t-il, penaud. Le jeune venait à peine de finir son engagement à la Croix-bleue. “Je voulais voir si je pouvais m’abstenir.” “Et bien vous avez vu”, conclut le juge.

Le jeune homme a déjà eu affaire avec la justice pour avoir tapé cette même jeune fille colérique. “C’est violent chez vous”, constate le juge. “On se connaît bien”, répond le prévenu. “On se cogne bien surtout”, constate le président.

Ironie de l’histoire, quelques mois plus tôt, le jeune homme a envoyé une lettre pour postuler à la mairie en tant que policier municipal.

“S’ils sont dans le jury, vous êtes mal partis”, explique le juge en pointant du doigt les victimes avant de lire la lettre qui cite tous les atouts du postulant, prenant un autre sens après le fait divers du week-end dernier : “passionné”, “dynamique”, “aimant le contact humain”…

Les rires se contiennent dans la salle.

Après que le procureur ait rappelé les circonstances dangereuses dans lesquelles interviennent les forces de l’ordre, il a requis neuf mois de prison, dont six avec sursis, et son placement en détention.

L’avocate du prévenu a rappelé que son client était bien inséré et pourrait perdre son travail s’il allait en détention.

“Je demande pardon à l’infini. Je vais tout faire pour être un citoyen modèle”, a assuré le garçon avant le délibéré. Il écope finalement de neuf mois de prison avec sursis et évite donc la case prison.

F.C.

 

 

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