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Le mystère de l’avion disparu en 1992 bientôt résolu ?

lundi 9 octobre 2017

avion disparu

La Dépêche, embarquée à bord d’un des hélicoptères privés mobilisés, a participé aux recherches en 1992 et constaté la difficulté de repérer quelque chose dans la végétation des vallées profondes de Tahiti. (© archives LDT)


Le 5 avril 1992, un appareil de l’aéro-club Uta, piloté par le jeune Wilfried Mardjoeki, âgé de 19 ans, disparaît sans laisser de trace. Malgré d’intenses recherches aériennes et terrestres à Tahiti et sur son secteur maritime pendant cinq jours, le Cessna 152 demeure introuvable. Après 25 ans de mystère, TNTV a révélé vendredi que des chasseurs ont retrouvé des restes d’avion sur les hauteurs de Tiarei. L’enquête devra confirmer s’il s’agit bien de l’appareil disparu.

Depuis 25 ans, le mystère reste entier. Qu’est-il arrivé au petit monomoteur piloté par le jeune Wilfried Mardjoeki, âgé de 19 ans, et disparu le 5 avril 1992 ?

Selon TNTV, des chasseurs sont tombés, il y a une dizaine de jours, sur les restes d’un avion, à trois heures et demie de marche au-dessus de Tiarei. Le moteur de l’avion n’aurait toutefois pas été retrouvé.

Tout porte cependant à croire qu’il pourrait s’agir du Cessna 152 puisqu’aucun autre avion n’a été déclaré disparu. L’enquête diligentée par le parquet devra le confirmer.

Ce dimanche-là, à 16 h 56, Wilfried Mardjoeki décolle de la piste de Faa’a avec l’intention d’effectuer un tour de l’île sur le Cessna 152 de l’aéro-club UTA.

Le pilote, né le 20 septembre 1973, est élève en terminale au lycée Paul-Gauguin. Titulaire de sa licence de pilotage, il est adhérent depuis trois semaines de l’aéro-club et compte environ 60 heures de vol à son actif.

La nuit aéronautique tombe alors à 18 h 10, soit 15 minutes après l’heure “officielle”. Le jeune homme a donc le temps de mener à bien son objectif. Le temps est nuageux.

Wilfried fait un premier point avec la tour de contrôle dix minutes après le décollage, alors qu’il survole la pointe Vénus. Il annonce son prochain point de passage : Taravao.

Sans nouvelles de l’appareil depuis son passage à Mahina, la tour de contrôle prévient après 18 heures la police et tous les services d’intervention pour le plan de secours applicable en Polynésie, dénommé Sater.

Un appel à témoins est effectué à la télévision afin de commencer à dégager des zones de probabilité.

 

Mobilisation générale

 

L’avion, qui peut voler à 180 km/h, avait deux heures et demie d’autonomie à 17 heures. À la salle Search and Rescue de l’aéroport de Faa’a, une cellule de crise s’organise et met en place tous les moyens d’action disponibles.

Lundi matin, à partir de 5 heures, l’Alouette et le Super Puma de l’Etom 82, des hélicoptères ainsi que le Gardian de la 12S tentent de repérer l’appareil suivant une minutieuse méthode de quadrillage.

Le Gardian, détourné de sa mission initiale, tente de repérer d’éventuels débris de l’appareil dans la zone des six nautiques.

La Dépêche sollicite l’autorisation d’embarquer à bord de l’un des hélicoptères de recherche. L’accord est donné, à la condition que le journaliste utilise ses yeux pour chercher et se limite à quelques clichés.

Les hélicoptères survolent de près le relief, vallée par vallée. La végétation, très profonde par endroits, rend très difficile le repérage.

Chaque tache suspecte dans la végétation ou sur l’eau est approchée et vérifiée. Les secours sont sous tension, l’ambiance est lourde. Il y a peut-être, non loin, un jeune homme blessé qu’il est possible de secourir, mais chaque heure qui passe peut lui être fatale.

Les autorités décident de poursuivre les recherches jusqu’à la nuit. L’absence de témoignages concordants, malgré une quarantaine d’appels, oblige les secours à explorer toute l’île de Tahiti et son secteur maritime.

Le chef du service de la navigation aérienne explique que rien dans le Cessna n’est susceptible de flotter… Des pilotes pensent que Wilfried Mardjoeki aurait pu être surpris par des vents rabattants sur le relief. Seule certitude, il n’a pas déclenché sa balise manuelle.

Au fil des jours, malgré la poursuite des recherches, l’espoir s’amenuise. Des gendarmes sont hélitreuillés sur les hauteurs de Hamuta, de la Fautaua… puis descendent à pied par groupes de deux. Rien.

Le vendredi soir, après cinq jours d’efforts, les recherches sont interrompues. Au total, 71 heures de recherches ont été effectuées, dont 52 en hélicoptère. Plus de 50 hommes ont tout tenté pour retrouver le jeune pilote. Le mystère est entier.

 

Damien Grivois

 

Wilfried Mardjoeki

Wilfried Mardjoeki, âgé de 19 ans, était élève en terminale au lycée Paul-Gauguin. Titulaire de sa licence de pilotage, il comptait environ 60 heures de vol à son actif. (© archives LDT)

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Des avions, des hélicoptères et des gendarmes au sol ont tout tenté pendant cinq jours pour retrouver l’avion de l’aéro-club UTA. Sans succès. (© archives LDT)

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Les hélicoptères survolaient de près le relief de Tahiti, vallée par vallée. La végétation, très profonde par endroits, rendait très difficile le repérage. (© archives LDT)

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Les autorités avaient établi une minutieuse méthode de quadrillage de Tahiti et de son secteur maritime. (© archives LDT)

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