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Nouveau dispositif d’aide aux Polynésiens qui veulent se former dans l’Hexagone

vendredi 10 août 2018

La perspective de pouvoir se former en métropole est une façon de “lutter contre l’inégalité des chances”, a déclaré le haut-commissaire René Bidal. En 2017, grâce à l’Agence de l’Outre-mer pour la mobilité, 3 315 personnes originaires des DOM- TOM ont pu partir en formation. (© présidence)

La perspective de pouvoir se former en métropole est une façon de “lutter contre l’inégalité des chances”, a déclaré le haut-commissaire René Bidal. En 2017, grâce à l’Agence de l’Outre-mer pour la mobilité, 3 315 personnes originaires des DOM- TOM ont pu partir en formation. (© présidence)

Le  système du passeport mobilité, bien connu des étudiants polynésiens, a été étendu à la formation professionnelle par la loi Égalité réelle dans les Outre-mer de 2017. Ainsi, les élèves et étudiants inscrits en terminale professionnelle ou technologique, en section de technicien supérieur, en institut universitaire de technologie, en licence professionnelle ou en master désirant réaliser un stage en dehors de leur collectivité de résidence peuvent prétendre, sans condition d’âge mais sous conditions de ressources, à un billet aller-retour gratuit pour l’Hexagone, une fois par an.

En Polynésie, durement touchée par le chômage des jeunes, mais où les entreprises ne trouvent pas les compétences qu’elles recherchent, et où l’emploi et la formation sont de compétence locale, il fallait une convention entre l’État et son Agence de l’Outre-mer pour la mobilité (Ladom) d’une part, et le Pays d’autre part, pour mettre en œuvre un dispositif qui aille au-de- là d’un simple billet d’avion. Ses contours avaient été ébauchés lors de la visite de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, en janvier.

 

À la recherche de 18 candidats motivés

 

C’est chose faite depuis hier matin. Édouard Fritch et René Bidal ont signé une convention qui prévoit “un important dispositif d’accompagnement financier et humain”.

Outre le billet d’avion, les candidats à des formations professionnelles qui ne sont pas disponibles au fenua auront droit à un stage de quatre semaines de préparation au départ, un accueil à l’aéroport en métropole et un transfert jusqu’à l’hébergement, la prise en charge des frais de formation, une aide financière à l’installation de près de 100 000 F, une allocation complémentaire de mobilité jusqu’à 84 000F par mois, et un suivi personnalisé par un tuteur de Ladom.

Avec le Sefi, l’État et le Pays ont identifié 18 formations qui correspondent à des besoins de main d’œuvre en Polynésie française. Par exemple, web designer, scaphandrier dans le BTP, chargé d’affaires bâtiment, technicien supérieur géomètre ou encore mécanicien-réparateur agricole. Le dispositif est évolutif, et pourra offrir plus de formations selon les besoins.

Un jury composé de représentants du haut-commissaire, de la présidence et du Sefi sélectionnera les candidats au départ. Mais, dit René Bidal, “pour l’instant nous n’avons pas forcément trouvé les 18 candidats motivés”. “Il faut bien garder à l’esprit qu’il s’agit de l’employabilité des jeunes. Il faut leur apprendre à travailler, et il faut être sérieux sur ce coup-là”, a renchéri Édouard Fritch.

 

C. P.

 

 

 

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