Nouveau préavis de grève à la CPS : le directeur de la Caisse cristallise les tensions

    jeudi 19 mars 2015

    L’accalmie au sein de la Caisse de prévoyance sociale n’aura pas été longue. Hier après-midi, un nouveau préavis de grève générale a été déposé au sein de la CPS, soutenu comme le précédent par le syndicat des cadres, la CSTP-FO, la CSIP, Otahi et O oe to oe Rima. Seul A tia i Mua, qui vient d’obtenir la présidence du conseil d’administration (en la personne d’Yves Laugrost) ne suit pas le mouvement.
    Le 8 mars, un terme avait été mis à un premier préavis de grève générale, juste avant son entrée en vigueur. Dans une “volonté d’apaisement”, et après avoir “trouvé un accord qui satisfait à peu près tout le monde”, confiait alors Karl Helme, représentant du personnel affilié à O oe to oe Rima.
    Le directeur de la Caisse, Régis Chang, est plus que jamais dans la ligne de mire de l’intersyndicale. C’est d’ailleurs la raison principale de ce regain de tension sociale. Les motifs exposés dans le nouveau préavis de grève laissent planer peu d’ambiguïté à ce sujet : “non-respect de la parole et de l’engagement” concernant la “restructuration de la direction générale”. Le “gentlemen agreement” qui avait été trouvé le 8 mars n’aurait pas été respecté depuis.

    “Rétablir la confiance”

    Selon nos sources, Régis Chang devait annoncer lui-même, en conseil d’administration, son départ de la tête de l’établissement vendredi dernier. Mais il ne l’a pas fait.
    D’où ce nouveau préavis, dans lequel les signataires se disent déterminés dans leur lutte “contre le mensonge, le mépris, le dénigrement d’une direction incapable de faire son mea culpa” et leur volonté de “rétablir la confiance” au sein du personnel.
    Dans le document déposé hier, l’intersyndicale rappelle par ailleurs son souhait de voir respecter les droits et acquis des agents de la CPS. En clair, elle demande le retrait dans le projet de convention État – Pays de la remise en cause de ses acquis fixés par la convention collective, contrepartie de la participation financière de l’État (1,4 milliard par an pendant trois ans) au régime de solidarité.
    Une première réunion de négociations est prévue ce matin.
    À défaut de trouver un terrain d’entente dans le délai de cinq jours, la grève prendrait effet mardi prochain à la première heure au siège de la CPS et dans ses différentes agences.

    Y.R.

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete