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Nouvelle-Calédonie – Affaire Fillon : la droite locale dans l’expectative

mercredi 8 mars 2017

fillon

Les premiers parrainages étaient pourtant partis en direction d’Alain Juppé. Mais François Fillon ne lâche rien. Au risque de faire perdre son camp ? (© LNC)

C’est dit. Alain Juppé ne sera pas le candidat de la droite et du centre en lieu et place de François Fillon empêtré dans le Penelopegate. Après quelques jours de tractations et de sollicitations pour obtenir les parrainages nécessaires, il a définitivement jeté l’éponge lundi matin, non sans avoir sévèrement critiqué son adversaire de la primaire.

La question qui se pose maintenant est de savoir quelles conséquences auront cette semaine un peu folle sur les candidats calédoniens aux élections législatives des 11 et 18 juin, et plus généralement sur les conditions dans lesquelles le Caillou va vivre les 17 derniers mois qui le séparent du référendum.

Pour l’heure, c’est sûr, chez Les Républicains, qu’ils soient du Rassemblement, du MPC ou d’ailleurs, il est temps de resserrer les rangs. Facile pour Bernard Deladrière, candidat dans la première circonscription, et président du comité de soutien calédonien à François Fillon.

Un peu moins pour Gaël Yanno, lui aussi candidat dans la première, qui avait affiché sa préférence pour Alain Juppé, ou pour Sonia Backès candidate également dans la première, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy. Nous sommes face à un vrai danger de voir la gauche repasser”, prévient cette dernière. “À présent, nous n’avons pas le choix. Quelles que soient les erreurs commises par François Fillon, il faut le soutenir.”

Raisonnement proche de la part de Gaël Yanno :  “Les chances sont désormais très minces, mais nous avons le devoir de nous serrer les coudes et d’espérer un sursaut de l’électorat le 24 avril.”

 

Position commune

 

Les principaux responsables Les Républicains locaux doivent mener cette semaine des tractations afin d’afficher une position commune pour soutenir coûte que coûte François Fillon. Même s’ils ont des ambitions personnelles parfois antagonistes. Tous admettent qu’il est un peu tôt pour savoir qui, parmi eux, fera les frais des démêlés judiciaires de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Ou qui tirera son épingle du jeu.

À première vue, les malheurs du camp des Républicains peuvent paraître comme une bonne affaire pour les candidats de Calédonie ensemble qui seront très vraisemblablement Philippe Gomès et Philippe Dunoyer. En réalité, ça ne fait les affaires de personne et ça pourrait brouiller les cartes en Nouvelle-Calédonie.

“Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, on risque de se retrouver au deuxième tour de la présidentielle avec deux candidats, Macron et Le Pen, qui n’appartiennent pas aux partis de gouvernement”, s’inquiète Philippe Gomès. “Avec les blocs classiques droite et gauche, nous avions l’assurance que l’État ne ferait pas de la Nouvelle-Calédonie un enjeu de politique nationale. Là, on ne sait plus très bien. Le FN a toujours été contre l’accord de Nouméa, contre l’Europe et pour le retour des frontières. Quant à Macron, on ne connaît pas vraiment son ADN.”

Autre élément d’incertitude, le risque de voir en juin se constituer une Assemblée nationale sans véritable majorité. Une dose de Républicains, une pincée de centristes, une pelletée de socialistes et quelques escadrons de députés frontistes.

Comment gouverner sans majorité ? “Nous risquons vraiment d’entrer dans une période difficile au moment précis où la Nouvelle-Calédonie, à l’approche du référendum, a besoin d’un État qui a une parole forte et crédible”, insiste l’élu. Réponse dans deux mois.

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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