Nouvelle-Calédonie – Alerte au chikungunya : trois cas importés d’Indonésie

    mardi 26 janvier 2016

    Épargnée jusque-là par les épidémies, la Calédonie compte trois premiers cas de chikungunya et deux de dengue. Suite aux fortes pluies de ces derniers jours, la Dass appelle à la vigilance.

    Bien rodée, la machine de lutte antivectorielle du Caillou se remet en branle. L’alerte au chikungunya est lancée, cinquième du genre depuis son apparition en Calédonie. Trois cas importés de chikungunya ont été diagnostiqués hier à 15h30 par l’Institut Pasteur. De retour d’Indonésie, trois personnes de la même famille, domiciliées à Dumbéa-sur-Mer, ont été placées en quarantaine. Une cellule de crise, pilotée par la Dass (Direction des affaires sanitaires), a été activée d’office.
    Les équipes de l’autorité sanitaire ont arpenté le voisinage dans un rayon de 150 mètres autour du foyer pour sensibiliser les habitants et distribuer des répulsifs. Les agents ont également procédé à la recherche d’éventuelles autres personnes contaminées, et à la destruction des gîtes larvaires. De son côté, la mairie de Dumbéa a ordonné des épandages sur la zone.
     
    « Plus grave que le zika »
     
    En parallèle, les Calédoniens de retour de voyage, notamment en Asie du Sud-Est, sont invités à consulter un médecin en cas de fièvre dans les quinze jours. « Outre le chikungunya, ça peut être une autre arbovirose [virus transmis par les moustiques, NDLR] », met en garde Anne Pfannstiel, chef du programme de santé publique. En l’occurrence, deux cas de dengue ont été diagnostiqués hier soir à Nouméa, au Faubourg Blanchot.
    Epargnés depuis le retour des beaux jours, les Calédoniens ne sont donc pas à l’abri d’une épidémie. La Dass ne le répétera jamais assez. « Beaucoup plus grave que le Zika, le chikungunya peut entraîner un décès », souligne Jean-Paul Grangeon, le directeur. Ce dernier appelle la population à faire preuve de la plus grande vigilance suites aux fortes pluies de ces derniers jours.
     
    Résistance à la deltaméthrine
     
    « Il faut que tout le monde se mobilise, que les gens se remettent en mode alerte et qu’ils se protègent, car la grande majorité de la population n’est pas immunisée contre le chikungunya ». L’été dernier, une cinquantaine de cas avaient été diagnostiqués, alors qu’au même moment, la maladie frappait de plein fouet la Polynésie (plus de 35 000 cas). « S’il y a le moindre signe, il faut aller chez le médecin qui prescrit un test sanguin de dépistage gratuit* », poursuit le directeur. Alors que la saison des arboviroses entre dans le vif du sujet, l’interdiction du malathion, jadis alterné avec la deltaméthrine, n’est pas vue d’un très bon œil. La baisse de sensibilité de cette dernière faisant craindre à l’autorité sanitaire une lutte antivectorielle moins efficace.
     
    LNC
     

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