Nouvelle-Calédonie – Cyclones : sont-ils prêts ?

    mercredi 14 janvier 2015

    «Nous avons eu quelques heures d’interrogation. Le temps de savoir si cet épisode dépressionnaire pouvait ou non gagner en intensité et se transformer en cyclone. » Le lieutenant Christophe Baumann, en charge des opérations à la direction de la sécurité civile l’admet, les violentes intempéries constatées mardi en fin d’après-midi constituent la première alerte sérieuse de cette saison cyclonique. L’occasion de se poser à présent la question : sommes-nous prêts ? Depuis que la Nouvelle-Calédonie a récupéré dans son panel de compétences la sécurité civile, l’organisation de ces périodes de crise a radicalement changé. A présent, tout se passe au sein des nouveaux locaux de la Direction de la sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR). « Il y a déjà un changement notable, assure Cynthia Ligeard, présidente du gouvernement et, par extension, patronne de la sécurité civile, venue hier matin pour un débriefing suite aux fortes pluies de mardi. Nous avons décidé, suite à une concertation entre les maires et les provinces, de cesser le code couleurs pour les alertes cycloniques. »
     
    Clarification. Une façon d’éviter les cafouillages nombreux entre les vigilances, pluies comme vents, de Météo-France et les réelles alertes cycloniques. « A présent, la gestion d’un cyclone se déroule en quatre phases, précise le capitaine Danilo Guépy, directeur adjoint de la sécurité civile. Une préalerte est mise en place lorsqu’une dépression tropicale forte est susceptible de frapper la Nouvelle-Calédonie. Une alerte 1 est déclenchée lorsqu’un cyclone risque de frapper le territoire dans moins de dix-huit heures. Une alerte 2, lorsqu’un cyclone ou une dépression tropicale forte risque de toucher le pays dans les six heures à venir. Enfin une phase de sauvegarde après le passage de l’épisode, indiquant que tout danger n’est pas encore écarté. » Un système d’alerte plus clair donc où, concrètement, chacune des phases implique un engagement des partenaires et une mobilisation différente. La présidente du gouvernement prend seule la décision de déclencher la phase pré-alerte au vu des informations communiquées par Météo-France. Dans le centre opérationnel est alors prévue une cellule de veille, destinée à anticiper la crise.
     
    Crise. « L’alerte de niveau 1 est activée par le gouvernement en accord avec le conseil de direction où le haussariat, les provinces, les maires du Grand Nouméa et les présidents des associations des maires sont présents », détaille le lieutenant Baumann. Il s’agit alors de l’activation d’une cellule restreinte où les pompiers, la Dass, le Samu et les forces de l’ordre intègrent les locaux de la sécurité civile pour traiter la crise en direct. Le déclenchement de cette alerte entraîne la fermeture progressive des établissements scolaires. Les responsables de centres de loisirs sont prévenus obligatoirement. L’alerte niveau 2, la plus critique, implique la constitution d’une cellule de crise impliquant tous les acteurs de la Nouvelle-Calédonie. Elle entraîne l’interdiction totale de circuler et les habitants doivent rester confinés chez eux. « Cette fois-ci, tous les acteurs restent au centre de commandement. Un centre à Koné, où du personnel de la DSCGR est déjà présent, est activé. A Lifou, du personnel est instantanément projetable. » L’ensemble des quarante-cinq personnes de la sécurité civile est mobilisé. Chaque protagoniste dans le centre bénéficie d’un poste et d’une transmission personnels. Pour être le plus à même de répondre efficacement à l’urgence.
     
    LNC

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