Nouvelle-Calédonie – Le financement participatif ou crowdfunding a le vent en poupe

    mardi 4 octobre 2016

    crowdfunding

    Copie d’écran du site de Welpus, nouvelle plateforme développée en métropole mais lancée
    sur le Caillou qui compte déjà un acteur local : fipac.nc. (Photo : welpus.org)

     

    Se passer des “intermédiaires”, et notamment des établissements de crédit : c’est l’idée qui a vu naître le crowdfunding, littéralement “financement par la foule”. Réseaux sociaux aidant, c’est, en 2015, plus de 3 700 milliards de francs qui ont été levés dans le monde par les plateformes spécialisées.

     

    Sur le Caillou, la pratique est récente, mais son essor est visible : un temps hésitant, les associations, artistes ou les petites entreprises se tournent vers le public pour boucler le budget de leur projet. Sur Leetchi, une plateforme à “cagnotte” très populaire, les appels cagous sont nombreux : soutenir la rénovation de la librairie indépendante Calédo Livres, la participation d’une équipe locale à un rallye argentin, la réalisation d’un film sur la jeunesse à Dumbéa ou la construction d’un refuge pour animaux en province Nord…

    À chacun sa cause, à chacun son projet. “J’y ai eu recours deux fois, et ça m’a apporté environ 10 % du coût total de chaque livre”, explique le dessinateur Jilème. “Ça ne paraît pas grand-chose, mais cet argent peut faire la différence dans un projet et a une saveur spéciale, comme un gros cadeau qu’on nous fait avec cœur et sincérité.

     

    Entre amis, et entre inconnus

     

    Il a trouvé, en plus de la famille et des amis, des donateurs inattendus : “Ça peut aller de la banquière à un voisin que l’on connaît à peine, ou des inconnus, lecteurs ou habitués de ce genre d’opération”, reprend le créateur de Léannie. Certaines plateformes (Kisskissbankbank, Ullule…) permettent d’associer un cadeau à un don, voire à le transformer en pré-achat, quand il s’agit de financer un projet commercial.

    Car le crowdfunding n’est pas qu’un appel “à vot’ bon cœur”. “On peut distinguer trois types de financement participatif : par des dons, par des souscriptions au capital d’une entreprise, ou par des prêts qui doivent être remboursés”, explique Pierrick Maury, le patron de la financière du Pacifique.

    En avril, la société a lancé sa propre plateforme de crowdfunding, 100 % calédonienne, pour couvrir les deux premières possibilités, après avoir “accompagné les porteurs de projets, juridiquement, économiquement”. Parmi ses premiers clients, la distillerie du Soleil, au Mont-Dore, qui a levé trois millions de francs auprès de la “foule” des internautes.

    Spécialistes des achards, des services funéraires, du parquet voire même un promoteur immobilier se croisent déjà sur Fipac.nc. Qui, comme la plupart de ses concurrents internationaux, se finance en ponctionnant un pourcentage sur la cagnotte.

     

    LNC

     

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