Nouvelle-Calédonie – Les fonctionnaires territoriaux sont appelés aux urnes jusqu’au 23 septembre

    lundi 12 septembre 2016

    publique

    Les locaux de la direction des ressources humaines et de la fonction publique de Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, où sont généralement réunies les commissions administratives paritaires. (Photo : LNC)

     

    La fonction publique attend toujours ses réformes

     

    C’est l’heure du vote pour les enseignants, pompiers, éducateurs spécialisés, infirmiers, agents de l’OPT ou employés communaux… Tous les trois ans, la fonction publique territoriale est appelée à élire ses représentants dans les commissions administratives paritaires.

    Si ces instances s’expriment surtout sur les questions qui concernent la carrière des agents (avancement, mobilité…), les résultats définiront le poids de chaque syndicat dans les négociations avec les employeurs publics et les politiques.

    À chaque voix, les organisations gagnent des moyens matériels et humains pour assurer la défense des agents, mais aussi une chance de plus de mettre en avant ses vues sur les chantiers qui concernent la fonction publique.

    Et ils sont nombreux : plus que jamais le secteur doit se transformer.

     

    Des textes en attente

     

    En 2006, la chambre territoriale des comptes (CTC) préconisait déjà une “réforme en profondeur” du secteur. Code de la fonction publique, harmonisation des statuts, loi sur l’emploi local, titularisation des contractuels qui forment une bonne moitié des rangs des agents du public malgré l’absence de base légale solide pour leur recrutement à cette échelle…

    Autant de projets qui ont été égrainés, en 2010, lors des “assises de la fonction publique” et relancés en novembre 2014. Et pourtant, fin 2015, la CTC constate que “peu de chantiers ont été menés à leur terme”.

    La situation n’a, depuis, pas vraiment évolué, si ce n’est le dépôt au Congrès, fin 2015, d’un texte sur l’emploi local et du plan d’intégration des fonctionnaires, toujours pas votés.

    Le reste ? À l’exécutif, Cynthia Ligeard assure que “le travail a été fait suivant le calendrier et qu’il continue”.

    Un projet de loi de pays et un projet de délibération construits avec l’ensemble des partenaires sociaux sont prêts et attendent d’être validés par le gouvernement, explique l’ancienne présidente, qui dit avoir demandé leur inscription à l’ordre du jour sans succès. Il est pourtant temps que le débat s’installe publiquement.

     

    Concertation à finir

     

    D’autres discussions – difficiles – sont en cours, mais ces textes portent déjà la fusion des fonctions publiques communales et territoriales ou la création d’un centre de gestion des carrières à l’échelle du pays, nécessaires à une meilleure gouvernance. Mais pour le président du gouvernement, “la concertation n’a pas été poussée jusqu’au bout”.

    Les objectifs sont partagés par tout le monde, mais les partenaires sociaux émettent des réserves sur certains points. Des décisions techniques voire certains arbitrages politiques restent à prendre”, explique Philippe Germain, qui pointe notamment un désaccord entre collectivités sur le financement du centre de gestion et de formation.

    Côté syndicat, difficile, en pleine campagne, de soutenir à pleine voix le texte. “On avait prévenu, il fallait le voter avant ou décaler l’élection”, regrette un syndicaliste expérimenté.

    Reste que de tous les côtés, on craint l’approche des législatives de 2017, puis du référendum de 2018. “Plus rien ne bougera, préviennent les centrales. Et pourtant ces réformes sont désormais une nécessité pour le pays.

    Aux vainqueurs de pousser les réformes dès la fin septembre.

     

    Les Nouvelles calédoniennes

     

     

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