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NOUVELLE-CALÉDONIE – Des formations, qui mêlent cours et travail en entreprise

vendredi 5 juillet 2019

Lucy Manoi est en alternance à la chocolaterie Morand à Nouméa. Elle termine cette année un CAP pâtisserie délivré par le centre de formation de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA). Photo : Les Nouvelles calédoniennes/Thierry Perron

Lucy Manoi est en alternance à la chocolaterie Morand à Nouméa. Elle termine cette année un CAP pâtisserie délivré par le centre de formation de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA). (Photo : Les Nouvelles calédoniennes/Thierry Perron)

Tablier autour des hanches, charlotte sur la tête, Lucy Manoi s’affaire dans l’arrière-cuisine de la chocolaterie Morand. La jeune femme de 19 ans est actuellement salariée dans cette entreprise. Elle suit un CAP pâtisserie depuis deux ans au centre de formation de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA). « J’ai tenté de nombreuses filières CAP, coiffure, logistique… je ne savais pas ce que je souhaitais faire, dit en souriant Lucy Manoi. Déjà depuis longtemps j’adorais regarder des émissions culinaires et je préparais des desserts à la tribu. Lorsque j’étais serveuse au Sheraton et que je voyais passer toutes ces pâtisseries magnifiques, je m’imaginais les faire. »

C’est le déclic. Lucy réalise qu’elle a fait le bon choix dès le début de la formation et n’a aujourd’hui aucun  regret. Elle espère même continuer avec une mention complémentaire si cela est possible. Jeune maman, elle souhaite pouvoir se stabiliser rapidement et s’occuper de sa fille.

Les filières en alternance ont un taux d’insertion de près de 80 %, de nombreux alternants sont embauchés dans le lieu de leur apprentissage, d’autres trouvent assez facilement un poste autre part, en Nouvelle-Calédonie ou même parfois à l’étranger, quand ils ne continuent pas des études plus poussées.

 

D’apprenti à tuteur

 

Eric Fleurot est un ancien apprenti. Aujourd’hui, à seulement 25 ans, il a monté sa propre entreprise, Concept Soudure. Les mains noircies par du cambouis, dans son garage à Ducos, il se rappelle son parcours : « J’étais vraiment un mauvais élève et les lycées m’ont refusé. Par contre, le CFA de la CMA m’a donné une chance et j’ai pu faire le CAP serrurier métallier. J’ai décidé de me mettre à mon compte il y a quatre ans. Ce ne fut vraiment pas facile, beaucoup de matériel à acheter, la clientèle à trouver, travailler tard tous les soirs… Mais aujourd’hui l’affaire tourne et depuis le début de l’année j’ai même accepté un alternant qui fait le même CAP.»

Eric Fleurot admet que former un alternant demande du temps et de la patience mais, pour lui, c’est par cette voie qu’on apprend vraiment le métier. Afin de pouvoir engager un alternant, il a dû suivre la formation des tuteurs, obligatoire depuis la réforme du 1er janvier. Réforme qui a aussi permis à Natacha Annonier Falco de reprendre une formation.

 

Un nouveau projet

 

Il y a treize ans, elle effectuait un BTS négociation, relation et commercial en alternance. Aujourd’hui, à 32 ans, elle reprend le chemin du centre de formation afin de valider un bachelor développement commercial option banques et assurances.

Une formation d’un an en alternance qu’elle peut suivre grâce à la réforme de l’apprentissage. « Désormais les plus de 25 ans peuvent profiter des cursus en alternance, ce n’était pas le cas avant, il fallait suivre une formation avec contrat de qualification. Les démarches semblaient beaucoup plus compliquées. Je pense que si je n’avais pas pu faire ce bachelor, j’aurais complètement changé de métier. »

Il manquait à Natacha Annonier Falco certaines compétences pour évoluer dans sa branche professionnelle. Depuis deux ans, avec son mari, ils réfléchissent aux différentes options qui s’offrent à eux. « C’est un projet de famille, qui demande de l’organisation. Nous avons une petite fille, Madeline, qui a 3 ans. Mon mari et mes beaux-parents s’en occupent beaucoup, sinon je ne tiendrais pas le rythme, les journées sont denses et j’amène du travail à la maison. Sans compter que mon salaire est beaucoup plus bas. »

Un rythme soutenu mais prenant. Elle s’épanouit dans l’entreprise AssurCal qui lui a fait assez confiance pour lui permettre d’assurer la responsabilité d’ouvrir un nouveau service. Une opportunité rare qui réjouit la jeune trentenaire.

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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