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Nouvelle-Calédonie – Gouvernement : les dossiers chauds en souffrance

mardi 25 juin 2019

Les questions financières et économiques, comme celles de la Cafat, se placent au coeur des dossiers urgents aujourd’hui sur le bureau du gouvernement. Photo : archives LNC

Les questions financières et économiques, comme celles de la Cafat, se placent au coeur des dossiers urgents aujourd’hui sur le bureau du gouvernement. (Photo : archives LNC)

• Sauver le Ruamm

“Le problème immédiat n’est absolument pas réglé”, constate amèrement un partenaire social. Géré par la Cafat, le Régime unifié d’assurance maladie-maternité, ou Ruamm, est dans le rouge, vif. Si aucun versement complémentaire de l’Agence sanitaire et sociale, de la Nouvelle- Calédonie, ou de toute autre source n’intervient, le déficit de trésorerie s’élèvera à 7 milliards de francs à la fin de l’année 2019. En outre, 4 milliards de dettes seront générés, auprès des hôpitaux publics – à près de 95% – pour leur fonctionnement, les médicaments coûteux, etc, ainsi qu’auprès des provinces.

Conclusion, ce fléchissement du régime est intenable. D’autant qu’à très court terme, des urgences clignotent. Dès le mois prochain, les salaires des employés du Centre hospitalier du Nord à Koné – un CHN en pleine montée en charge – pourraient ne pas être versés.

Dans la foulée, en août ou septembre, le Médipôle sera aussi dans l’embarras. Ainsi “il nous faut trouver rapidement des ressources”, notent en choeur des administrateurs de la Cafat. Des pistes ont été évoquées : déplafonnement des cotisations, relèvement de la Contribution calédonienne de solidarité (CCS), versement d’une fraction de la TGC, réductions de dépenses, emprunt d’urgence auprès d’un fonds excédentaire, etc. Quoi qu’il en soit, les prélèvements et/ ou les réductions demandent une convergence politique.

 

• Préparer le “BS”

La préparation par les services du gouvernement, puis le vote du budget supplémentaire, ou “BS”, au Congrès, constituent un acte fort d’une année politique. Et pour cause, ces ajustements comptables postbudget primitif, ou « BP », sont autant attendus qu’essentiels pour des programmes et projets.

Bref, pour des avancées de tout ordre. Or cette présentation du budget supplémentaire est hors champ des affaires dites courantes dont le traitement est aujourd’hui assuré par l’exécutif sortant. Un gouvernement installé doit donc être en place pour concevoir ce “BS”.

 

Assurer la relance

Il y a une semaine, l’Institut d’émission d’outre-mer a évoqué “une économie à marée basse” ayant atteint une sorte de “plancher” en début d’année. Un climat des affaires historiquement bas, des prix à la baisse mais une morosité de la consommation, le BTP très inquiet…

L’économie n’est pas en récession, toutefois un retour de confiance est souhaité pour doper l’activité, et ainsi dégager des marges de manoeuvre financières.

L’impulsion du gouvernement dans ce contexte est bien sûr clé.

 

Travailler sur la TGC

Deux pans de la Taxe générale sur la consommation intéressent dès aujourd’hui l’exécutif. Tout d’abord, le rendement de la TGC qui doit être fidèle aux prévisions. Enfin, la sortie du régime de contrôle des marges instauré depuis la mise en place de la TGC doit être préparée, afin d’éviter un choc inflationniste.

La mesure d’encadrement prendra fin le 30 septembre prochain.

 

• Négocier avec la SLN

Un des trois leviers du plan de sauvetage de la SLN reste en suspens : la réduction à court terme du prix de l’énergie. Le tarif de l’hydroélectricité de Yaté est à l’heure actuelle de 16 francs le kilowattheure. Une baisse est souhaitée. Les discussions ont débuté avec le précédent exécutif. La Société-Le Nickel attend “que le nouveau gouvernement soit installé pour pouvoir aboutir à un traitement rapide du sujet”.

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

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