Nouvelle-Calédonie – Une habitante de Dumbéa, âgée de 61 ans, est morte des suites de la maladie

    mercredi 7 septembre 2016

    nouvelle-calédonie

     

    Premier décès dû à la dengue depuis trois ans

     

    La dengue tue toujours. Dimanche dernier, la Nouvelle-Calédonie, qui n’avait pas connu de décès des suites de cette maladie depuis trois ans, a subi une triste piqûre de rappel.

    Admise la veille au sein du service de soins intensifs du CHT, une habitante de Dumbéa, âgée de 61 ans, est morte, après un choc sceptique.

    C’est forcément un événement qui doit interpeller”, juge le docteur Jean-Paul Grangeon, à la tête du service d’action sanitaire de la direction des affaires sanitaires et sociales (Dass).

    Mais tous les cas d’infection doivent alerter, surtout en cette période de l’année où nous devrions être en mesure de stopper la circulation du virus. Or, il est là. Nous avons près d’une dizaine de cas par semaine.

    Cette année 2016 a été marquée par une épidémie particulièrement tardive. Les arboviroses – ces maladies transmises par les moustiques dont font parties les dengues, mais aussi le zika ou le chikungunya – connaissent habituellement leur essor avec les fortes chaleurs de janvier à avril. Cette année, le gros des 528 cas de dengue confirmés sur la Caillou – 30 d’entre eux ont nécessité une hospitalisation – l’ont été entre la fin mai et le début juillet.

    Température et pluviométrie aidant, de nombreux cas autochtones ont continué à être détectés en août.

    On est en sortie d’épidémie, mais le virus continue de circuler”, observe le docteur Anne Pfannstiel, chargée du programme de santé publique à la Dass.

    Ce qui est inquiétant, c’est qu’il y a peu de chance qu’il y ait une rupture de la circulation avant la saison chaude, en octobre ou novembre. Ce qui implique une reprise potentiellement rapide de l’épidémie à ce moment-là.

    Des épisodes de fortes chaleurs dans les mois à venir seraient bien sûr un facteur aggravant.

     

    Nettoyer, c’est combattre

     

    Les services sanitaires notent toutefois que seule la dengue de type 1 a été observée dans le pays cette année. Une forme qui n’est pas moins dangereuse que les trois autres, mais que beaucoup de Calédoniens ont déjà contractée, notamment en 2013, année où le Caillou a connu la plus importante épidémie de dengue de son histoire.

    D’où un taux d’immunité beaucoup plus important que pour les dengues de types 2, 3 ou 4. Si les autorités tiennent à interpeller aujourd’hui, c’est que la population dispose du principal levier pour freiner la circulation des arboviroses.

    Les aedes aegypti, moustiques diurnes qui propagent le virus de piqûre en piqûre, sont “élevés par l’homme”.

    Ils pondent leurs œufs dans des petits récipients remplis d’eau claire par la pluie ou la rosée. Sous-pots, vases, pneus, gouttières, bassins, pliures de bâches ou déchets divers souvent laissés à l’abandon dans les jardins ou les parties communes des résidences sont autant de gîtes idéaux pour les œufs de moustiques, très résistants, qui peuvent “sécher” plusieurs mois avant de faire naître une larve au contact de l’eau.

    À chacun, donc, de détruire ces gîtes, pour éviter la multiplication des vecteurs de maladie. La Dass recommande de procéder à ce nettoyage une fois par semaine.

    D’autant que ces mêmes aedes aegypti propagent le chikungunya ou le zika, qui pourraient faire son retour sur le Caillou dans les mois à venir.

     

    Les Nouvelles calédoniennes

     

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