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Nouvelle-Calédonie – “Tous les ingrédients pour rendre la SLN rentable”

vendredi 26 juillet 2019

Christel Bories veut attendre quelques mois pour voir si le plan de sauvetage porte ses fruits. Photo archives LNC

Christel Bories veut attendre quelques mois pour voir si le plan de sauvetage porte ses fruits. Photo archives LNC

Christel Bories et le conseil d’administration d’Eramet ont décidé de donner une nouvelle chance à la SLN en lui laissant le temps de bénéficier des actions entreprises avec le plan de sauvetage. La situation sera réétudiée au mois d’octobre, a précisé la patronne du groupe Eramet. Des avancées sont espérées, notamment sur le prix de l’électricité. Des discussions sont engagées en ce sens avec Enercal.

 

Que pouvez-vous dire aujourd’hui de la situation de la SLN ?

Nous avons regardé la situation comme nous la regardons régulièrement avec le conseil d’administration, puisque la SLN fait l’objet d’un plan de sauvetage, et donc d’une attention particulière. Les résultats du premier semestre ont été mauvais, le cash cost (prix de revient) s’étant même dégradé par rapport à l’an dernier. Ces mauvais résultats sont dus principalement aux perturbations sociales qui ont fortement perturbé l’alimentation de l’usine. Nous avons continué à perdre beaucoup d’argent sur un rythme élevé.

 

Pas suffisamment toutefois pour déclencher la procédure de sauvegarde ?

Le plan de sauvetage est en train d’être mis en oeuvre. Le premier volet de ce plan était de développer nos exportations. Nous avons obtenu le 16 avril l’autorisation d’exporter 4 millions de tonnes par an et nous travaillons actuellement à délivrer ces quatre millions de tonnes rapidement, dès le deuxième semestre 2020. Le deuxième volet concernait la productivité : un accord de temps de travail sur mine a été signé fin 2018. Et il a été efficace, puisque nous avons produit plus en volume au premier semestre 2019 qu’au premier semestre 2018, et ce malgré toutes les grèves que nous avons connues. En revanche, nous n’avons pas pu avoir la qualité de minerai dont nous avions besoin pour les fours, ce qui a fortement perturbé l’usine.

 

Ce sont des signaux encourageants, non ?

Oui, mais ça montre aussi qu’il ne suffit pas de cocher des cases ou d’obtenir des autorisations s’il n’y a pas de mise en oeuvre concrète des engagements signés.

 

Qu’en est-il de la question de l’énergie ?

Nous avons initié des discussions avec le nouveau gouvernement dès qu’il a été mis en place. Ces discussions sont constructives et nous espérons pouvoir arriver à un accord dans les prochaines semaines.

 

La situation n’est donc peut-être pas aussi préoccupante que certains le laissaient entendre ?

Nous continuons à surveiller de près la situation de la SLN. Beaucoup de choses ont été mises en place : les grèves sont terminées, nous avons les autorisations d’exportation, nous travaillons sur le prix de l’énergie. Nous mettons donc tout cela sous surveillance rapprochée et nous étudierons l’évolution de la société dans les prochaines semaines.

 

Vous êtes donc confiante ?

Je pense que nous avons tous les ingrédients pour faire fonctionner correctement la SLN et la rendre rentable. Encore faut-il pouvoir travailler sans perturbations. Si nous travaillons sans grève et si nous avons un accord sur l’énergie, la SLN devrait retrouver une trésorerie positive assez rapidement, peut-être même dès la fin de l’année.

 

Les parlementaires Calédonie ensemble ont estimé qu’il appartenait aux actionnaires de soutenir l’effort de la SLN. Qu’en dites-vous ?

Les actionnaires ont versé 525 millions d’euros au début de l’année 2016, il y a moins de quatre ans. Je considère donc qu’ils ont fait un gros effort pour la SLN. Maintenant, il faut que tout le monde se mobilise pour sauver cette entreprise.

Ce n’est pas systématiquement aux actionnaires de remettre de l’argent dans une société qui n’est pas capable d’en générer elle-même.

Aujourd’hui, nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous. C’est pourquoi la situation est sous surveillance et que les gains du plan de sauvetage doivent se matérialiser dans les prochaines semaines.

Ce n’est pas systématiquement aux actionnaires de remettre de l’argent dans une société qui n’est pas capable d’en générer elle-même.

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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