Nouvelle-Calédonie – Koniambo Nickel envisage un plan de licenciements

    jeudi 22 septembre 2016

    kickel

    “Je suis conscient du choc et du sentiment d’instabilité que peut procurer l’annonce d’un projet de réduction des effectifs via une procédure de licenciements pour motifs économiques”, écrit le président Marc Boissonneault dans la note. (Photo : LNC)

     

    La rumeur bruissait depuis quelques jours. Une note de service, publiée hier en interne, a clarifié l’intention. Koniambo Nickel SAS élabore un projet de licenciements économiques. 

     

    Les premières phrases du courrier émis par le président Marc Boissonneault replacent le cadre. “L’industrie du nickel traverse une période économique extrêmement difficile, et nous vivons une crise à la fois grave et durable.” Ainsi, “dans cet environnement complexe, Koniambo Nickel est fragilisée par sa phase de montée en puissance alors que nos besoins en investissement sont majeurs”. 

    Équipement souffrant du même problème de conception que son voisin, le four n° 2 est à l’arrêt depuis le 28 février, tandis que l’unité n° 1, reconstruite après la fuite de métal à Noël 2014, est au centre de toutes les attentions. À l’heure de la préparation de l’exercice budgétaire 2017, trois axes d’amélioration sont actuellement travaillés à Vavouto.  Dont la poursuite de la réduction des coûts, “afin de positionner notre entreprise au mieux et lui permettre d’être rentable à terme et donc viable”, indique la note.

    Dans ce chapitre, intervient le redimensionnement des effectifs. L’annonce a été faite aux partenaires sociaux lundi : 140 postes sont concernés, selon nos informations. KNS compte aujourd’hui, au total, avant ce programme, 940 salariés. Premier volet, la fin de 90 contrats, à durée déterminée (CDD), de chantier (CDIC) et d’expatriation. Second pan, une procédure est lancée, un projet de licenciements économiques touche une cinquantaine d’emplois en contrat à durée indéterminée (CDI). 

     

    Une concrétisation fin novembre

     

    Une orientation est donnée, cette coupe s’opérerait davantage sur des postes dits de support qu’opérationnels. C’est-à-dire, possiblement, dans les services de communication, de la finance, des affaires externes, des achats… Des postes tenus par des salariés locaux de KNS. Informations, consultations des représentants des employés… le processus inhérent à un tel plan de licenciements durerait environ deux mois. Soit une concrétisation fin novembre. 

    Vu l’empreinte à la fois économique et sociale du complexe de Koniambo Nickel dans la région, cette réduction d’effectifs va générer un certain retentissement. Des institutions, telles que la province Nord, peuvent-elles alors jouer un rôle de “facilitateur”, de passerelle, vers d’autres opportunités professionnelles ? 

    Cette rude mesure, née d’une conjoncture déplorable, est en fait la seconde phase de redimensionnement, après le départ de 158 employés en contrat d’expatriation l’an dernier et une réduction de 62 % de la sous-traitance.  La diminution des coûts est un des piliers des axes de performance travaillés, aux côtés de l’hygiène-sécurité et la production sur quatre semaines consécutives de 2 000 tonnes de nickel cou-lé.

    En clair, des signaux sont adressés aux actionnaires, dont Glencore, partenaire à hauteur de 49 % et financeur à 98 % du projet KNS. Le géant anglo-suisse continuera à soutenir l’usine du Nord si les capacités industrielles sur le chemin de la rentabilité sont démontrées. La décision devrait tomber fin novembre.

     

    Les Nouvelles calédoniennes

     

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