Nouvelle-Calédonie – La route toujours aussi meurtrière en 2015

    samedi 16 janvier 2016

    Avec 49 décès sur les routes, 2015 est loin d’être une année exemplaire. Même si de nombreux acteurs s’investissent sur le terrain, le chantier reste colossal pour espérer inverser la tendance.

    Un bilan toujours aussi effrayant, année après année, et des constantes. Celles d’une délinquance routière où tous les maux d’une société sont représentés. En Calédonie, une personne se tue chaque semaine sur la route. Avec 49 décès en 2015, le pays reste le mauvais élève du territoire français.
    C’est, certes, moins que l’année noire 2014, où 67 personnes avaient péri. Mais, d’après les spécialistes, parler de mortalité routière en se cantonnant au nombre de victimes constituerait un énorme raccourci. En observer les causes, en revanche, pointe du doigt des carences.
    Et, à moins de mettre des gendarmes et des policiers à tous les coins de rue, 24 heures sur 24, il faudra que les mentalités changent et que le problème soit pris à bras-le-corps par les responsables politiques. Une nouvelle dramatique et des causes bien identifiées.
     
     
    44 personnes ont perdu la vie hors de Nouméa. 15 victimes ont été déplorées dans le Grand Nouméa. Ce qui en fait la zone noire de Nouvelle-Calédonie. Pas vraiment une surprise, puisque c’est dans ce secteur que se concentre la circulation routière. Plus déroutant, la côte Est a eu son lot de drames, avec près de 14 décès. 20 personnes ont perdu la vie en province Nord. 25 en province Sud et 4 dans les îles Loyauté.
     
     
    8 piétons tués. Dans la majeure partie des cas, la consommation d’alcool est retrouvée chez le conducteur et sa victime. Deux piétons ont perdu la vie en tentant de traverser la Savexpress.
    À Nouméa, la seule victime n’était pas alcoolisée. Le conducteur à l’origine du drame non plus. Âgé de 18 ans et à bord d’une puissante voiture de sport, il avait perdu le contrôle de son véhicule au Ouen Toro.
     
     
    3 pilotes de deux-roues. Les conducteurs de deux-roues n’ont pas été épargnés. Trois d’entre eux ont perdu la vie sur les routes. Deux à Nouméa, dont un jeune homme de 16 ans qui roulait trop vite au Ouen Toro. Un autre conducteur de scooter a trouvé la mort rue Bénébig.
    La défaillance des freins est clairement mise en cause. À Dumbéa, c’est un motard qui a tenté de dépasser un pick-up. Un homme de 45 ans, expérimenté, mais qui a mal évalué la distance avec un véhicule arrivant en face.
     
     
    62% des accidents mortels le week-end ou un jour férié. En zone gendarmerie, la moitié dans la nuit. C’est donc le plus souvent sur des trajets effectués pour le loisir et non pour le travail que les accidents surviennent.
     
    74% n’impliquent qu’un seul véhicule. En dehors de Nouméa, 74 % des accidents mortels de la route impliquent un seul véhicule.
     
     
    72% des victimes ne portaient pas leur ceinture de sécurité. Un fléau. Si l’oubli de ce geste simple n’est qu’un facteur aggravant, souvent accompagné d’autres tels que la consommation d’alcool ou la vitesse, impossible de ne pas penser qu’un grand nombre de vies auraient, une fois de plus, pu être sauvées.
     
     
    36% des responsables ne sont pas titulaires du permis de conduire. Sur les quinze conducteurs en toute illégalité qui sont responsables d’un accident mortel, huit sont originaires de la côte Est et deux du Mont-Dore. Sept d’entre eux se sont tués lors du drame.
     
     
    2 mineurs conducteurs. Un seul mineur a perdu la vie au volant d’une voiture. Le drame est survenu à Pouembout, le 20 juin, plaine des Gaïacs. Le 28 août, c’est un lycéen de 16 ans qui perdait la vie sur son scooter au Ouen Toro, à Nouméa. La vitesse était en cause.
     
     
    3 causes récurrentes. Les causes des accidents restent, dans la plupart des cas, les mêmes. Elles sont au nombre de trois : vitesse, alcool et stupéfiants. Ces facteurs sont relevés dans 75 % des cas.
     
     
    8 collisions frontales. Il y a eu tout de même huit collisions frontales entre deux véhicules en 2015. Exceptée une, où il s’agit d’un malaise d’un conducteur de 69 ans, toutes sont dues à une vitesse excessive et/ou à la consommation d’alcool ou de stupéfiants
     
     
    17 responsables indemnes. Dix-sept conducteurs responsables d’accident mortel s’en sont sortis indemnes. Douze d’entre eux avaient consommé de l’alcool avant de prendre le volant. Ils auraient donc pu éviter le drame et devront vivre avec.
     
     
    49% des responsables ont entre 18 et 25 ans. Près de la moitié des conducteurs responsables d’accident mortel ont moins de 25 ans. Ils représentent également 43 % des victimes.
     
    LNC
     

    Bert 2016-01-30 20:02:00
    Et combien de ces "indemnes responsables" sont actuellement en taule ?
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