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Nouvelle-Calédonie – L’épidémie de dengue fait une troisième victime

vendredi 3 mars 2017

dengue

Depuis le début de l’épidémie, 1 200 cas de dengue ont été enregistrés. La crise touche plus d’une vingtaine de communes, particulièrement Nouméa, Dumbéa, Paéta et le Mont-Dore. Les femmes sont les plus touchées (51 %). (© LNC)

La dengue continue de tuer. Hier matin, une femme de 40 ans est morte des suites de la maladie. Hospitalisée au Médipôle samedi dernier pour un cas de dengue de sérotype 1, cette femme, originaire de la commune de Dumbéa, avait été admise en réanimation, du fait de lourdes complications, service dans lequel elle est décédée. Seulement neuf jours après que les premiers symptômes furent apparus.

Cette personne présente un profil similaire à ceux des deux premières victimes à déplorer depuis le début de l’année : de sexe féminin, elle n’avait aucun antécédent médical particulier et n’avait pas voyagé ces dernières semaines.

“Cette épidémie est grave. Il y a déjà trois décès alors que nous ne sommes, de toute évidence, qu’au début”, a lancé, hier, d’un ton grave, Jean-Paul Grangeon, directeur adjoint de la direction des affaires sanitaires et sociales (Dass).

“Chacun est acteur de la lutte contre la dengue. S’il ne faut pas tomber dans la psychose, il faut absolument que la population se mobilise”, a ajouté Jean-Paul Grangeon.

 

Une unité de soins dédiée

 

L’épidémie – 1 200 cas de dengue ont été enregistrés depuis le 5 janvier –  semble si grave que le Caillou est placé en situation d’urgence sanitaire absolue. De quoi pousser les autorités à mettre en place un plan d’action de grande envergure. Et à ouvrir une unité de soins spécialisée dans le traitement des malades de la dengue avec cinq médecins à temps plein.

“Il faut absorber l’activité globale”, a commenté Dominique Cheveau, directeur du centre hospitalier territorial. “Depuis un mois, nous avons quinze cas en hospitalisation en permanence. Sans compter que nous avons recensé 7 % d’hospitalisation, un chiffre bien supérieur aux années précédentes. Cette unité a donc été créée pour répondre à ce surcroît de travail”, détaille le directeur adjoint de la Dass.

Si l’épidémie n’en est qu’à ses débuts, les autorités sanitaires – en relation avec des médecins de Tahiti – cherchent à comprendre les raisons d’une telle gravité. “Nous avons plusieurs hypothèses. Par exemple, est-ce qu’avoir été touché par le zika peut entraîner plus de complications lorsqu’on est atteint par la dengue ensuite ?”, pose Jean-Paul Grangeon.

En attendant les résultats des recherches, la sonnette d’alarme est de nouveau tirée. Notamment à l’intention des médecins. “Il faut qu’ils déclarent auprès de la Dass tous les patients qui ont la dengue afin que les communes puissent déclencher des actions. C’est une obligation. Dans le cas où les médecins ne disent rien, ils risquent une sanction pénale, administrative et ordinale”, prévient Jean-Paul Grangeon.

L’appel à la population à se protéger et à détruire les gîtes larvaires est évidemment relancé. Et les fausses idées balayées : le moustique Aedes aegypti ne pique pas la nuit, ne pond pas dans les mangroves et les caniveaux mais bien dans de l’eau propre. L’épidémie de dengue inquiète donc les autorités, d’autant plus que celle-ci pourrait atteindre un pic de 100 000 personnes infectées sur le Caillou.

Jusqu’à quand la crise devrait durer ? Difficile de le savoir mais “les épidémies se terminent, en général, en juin. Mais il peut très bien y avoir des dizaines de cas en juillet et août”. La lutte ne fait donc que commencer.

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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