NOUVELLE-CALÉDONIE – Les syndicats et les entreprises manifestent devant le haussariat

lundi 24 août 2015

La levée des barrages hier au petit matin n’a pas empêché la tenue de la manifestation à l’initiative de la CGPME. Plus d’une centaine de personnes, entrepreneurs, salariés, patentés étaient présentes devant les grilles du haussariat hier à midi pour exprimer leur ras-le-bol face au conflit des rouleurs dont elles s’estiment être les victimes directes depuis le début des blocages.
« Il faut savoir que 98 % du tissu économique calédonien est tenu par des petites et moyennes entreprises et que celles-ci sont les premières touchées par le conflit des rouleurs, et ce dans un contexte économique déjà difficile, explique Chérifa Linossier, présidente de la CGPME. Les entreprises enregistrent jusqu’à 70 % de perte de chiffre d’affaires et certaines évoquent même des licenciements de personnel pour pouvoir redresser la situation. »
 
Circulation. Dans la foule, si la question des pertes financières et des éventuelles indemnisations était sur toutes les lèvres, on s’inquiète encore d’éventuels blocages futurs : « Ce n’est pas parce qu’ils ont levé les barrages aujourd’hui que c’est fini. Nous, ce qu’on veut, c’est que l’Etat garantisse la libre circulation des personnes et des biens en toute sécurité pour qu’on puisse tout simplement travailler », explique Jérôme, carrossier à Numbo.
La libre circulation des personnes et des biens afin que la situation dans laquelle les entreprises se sont retrouvées durant les derniers jours ne se reproduise plus, c’est le premier point du protocole d’engagement qui a été présenté par la délégation reçue hier midi par le haut-commissaire, Vincent Bouvier. « On veut également que la sécurité soit assurée pour que cette même libre circulation soit respectée », ajoute la présidente de la CGPME.
 
Indemnités. Les deux autres points concernent la question sensible de l’après-conflit, l’indemnisation des entreprises pour les pertes de chiffre d’affaires et d’activités enregistrées. « On a demandé à ce que l’Etat prenne en charge les frais des entreprises et qu’il sollicite les banques afin que celles-ci soient indulgentes avec les entreprises concernant les retards de paiement engendrés par la perte d’activité », annonce Chérifa Linossier. Et d’ajouter : « On demande aussi à ce que le Fonds nickel soit débloqué pour indemniser les entreprises au nom de la solidarité territoriale. »
Un protocole d’engagement qui va être étudié par le haussaire avant la prochaine rencontre avec le syndicat prévue la semaine prochaine. Du côté des manifestants, si une possible indemnisation reste encore utopique, on insiste sur le déblocage de la situation pour que l’activité reprenne dans toutes les entreprises.
« Pour l’instant, on est dans l’incertitude, on perd et on ne sait pas de quoi sera fait demain. Mais quand le conflit sera terminé, et quand nous ferons le bilan de nos pertes, là nos ennuis financiers commenceront vraiment ! »
 
LNC

REVEL 2015-08-24 23:14:00
S'ils n'y avaient les zoreils pour te payer, comment refais-tu pour jouer les cacous avec ton 4x4 ?
jefh 2015-08-24 18:44:00
calédoniens de quoi ?, c'est tous une petite bande de zoreils qui crève la dalle dans leur pays.
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