Nouvelle-Calédonie : « l’État doit demeurer neutre », affirme Manuel Valls

    mercredi 1 octobre 2014

    Le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé mercredi la neutralité de l’État sur la question de l’éventuelle indépendance de la Nouvelle-Calédonie, question qui ne doit pas être « utilisée » politiquement en vue des élections nationales de 2017.
    A l’avant-veille de la réunion quasi annuelle du comité des signataires de Nouméa à Matignon, le chef du gouvernement a assuré, devant l’Assemblée nationale, aborder ce rendez-vous « majeur » avec « beaucoup d’humilité, de pragmatisme et sans esprit partisan ».
    « J’ai déjà eu l’occasion de dire que la Nouvelle-Calédonie ne doit pas être un enjeu de politique intérieure. Cela ne peut pas être un sujet d’affrontement entre la gauche et la droite et encore moins un sujet à utiliser dans la perspectives d’échéances nationales de 2017″, a déclaré M. Valls en réponse à une question du député UDI calédonien Philippe Gomes.
    L’accord de Nouméa (1998) prévoit un processus de décolonisation via des transferts progressifs de compétences et la préparation du futur référendum d’autodétermination qui doit se tenir au plus tard en 2018.
    « En tant que partenaire des accords, l’État doit demeurer neutre. Neutre, et impartial, à équidistance entre les indépendantistes et les non-indépendantistes. En effet, la question de l’accession de la Nouvelle Calédonie à la pleine souveraineté relèvera des seuls citoyens calédoniens. Garantir que ce choix fondamental se déroulera de manière transparente et incontestable, voilà la responsabilité de l’État et donc du gouvernement », s’est engagé le Premier ministre.
    M. Valls a par ailleurs « regretté » le boycott de la réunion de vendredi par l’Union calédonienne (UC, indépendantiste), qui conteste les règles sur le corps électoral en vue du référendum. Mais, a-t-il souligné, si « ce n’est pas la première fois » que l’UC est absente, « ce parti joue un rôle historique dans la construction du destin commun, il a toute sa place à la table des discussions à venir ». 
    Le chef du gouvernement a d’ailleurs rappelé son attachement à la question de la Nouvelle-Calédonie, en tant que membre des cabinets à Matignon de Michel Rocard puis de Lionel Jospin, artisans respectivement des accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998). Il a également confirmé son intention d’associer « étroitement » des députés et sénateurs de la majorité comme de l’opposition aux travaux sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

    AFP

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