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NOUVELLE-CALÉDONIE – Liste électorale en suspens

mardi 8 novembre 2016

L’ouverture du XVe Comité des signataires a déjà offert des annonces essentielles pour l’avenir de la Calédonie et, notamment,  de ses usines du Sud et du Nord. (© Les Nouvelles Calédoniennes)

L’ouverture du XVe Comité des signataires a déjà offert des annonces essentielles pour l’avenir de la Calédonie et, notamment,
de ses usines du Sud et du Nord. (© Les Nouvelles Calédoniennes)

 

Le Comité des signataires de l’accord de Nouméa, le dernier du quinquennat, s’est accordé hier à Matignon pour un “effort maximum” afin de rendre incontestable le futur référendum sur l’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, sans consensus pour l’heure sur la liste électorale.

Le Premier ministre Manuel Valls, qui présidait ce rendez-vous régulier avec les élus indépendantistes et non-indépendantistes du Caillou, a mis en garde contre “la tentation de radicaliser le discours à mesure que l’échéance électorale arrive” et le “risque majeur de la confrontation”, se disant convaincu “que l’élection présidentielle ne reviendra pas mettre en cause ce qui a été engagé depuis si longtemps”.

Un référendum d’autodétermination est prévu au plus tard en novembre 2018, conformément à l’accord de Nouméa (1998) qui organise la décolonisation par étapes de l’île.
“Il nous reste deux années pour faire en sorte que cette consultation soit incontestable et incontestée”, a-t-il insisté, estimant que “les discussions d’aujourd’hui ont permis de progresser même si tout n’est pas résolu”.

Thème central des débats, la question sensible du corps électoral spécial pour le référendum, soumis à des restrictions, n’a pas encore permis d’aboutir à un accord.
Les indépendantistes de l’Union Calédonienne souhaitent l’inscription “automatique et sans condition” de tous les Kanak, y compris ceux qui ne figurent pas sur la liste électorale générale. Les Républicains privilégient de leur côté une “démarche volontaire d’inscription” sur les listes électorales, et Calédonie ensemble (centre droit), souhaite une modification de la loi organique de l’accord de Nouméa, permettant l’inscription d’office de tous les natifs du territoire.
Selon les premières estimations, “13 410 personnes” relevant du statut civil coutumier ne sont pas inscrites sur la liste électorale générale, a précisé le gouvernement, mais “ce chiffre n’est pas définitif”. L’Union Calédonienne évalue leur nombre à 25 000 personnes.

Selon le relevé de conclusions, le haut-commissariat va poursuivre “l’évaluation quantitative et nominative des non-inscrits” et “communiquera publiquement le nombre de personnes présumées non-inscrites”, avant d’informer “chaque personne concernée de sa situation” et lui proposer “une démarche d’inscription volontaire”.

Les participants se sont aussi accordés pour “poursuivre les débats sur l’avenir institutionnel de l’île”, et ont salué “les engagements financiers considérables de l’État” sur le nickel.
Manuel Valls a annoncé hier que l’État allait accorder un prêt de 200 millions d’euros à la société Vale Nouvelle-Calédonie (VNC, filiale du groupe brésilien Vale) pour son usine de traitement de nickel de Goro (sud), menacée en raison de la chute du prix du nickel.

À l’issue de la réunion, la plupart des participants jugeaient la rencontre positive. “On n’est pas encore arrivé à un consensus, mais il y a déjà un consensus pour continuer de travailler. On a tous convenu que ce scrutin doit se tenir dans les meilleures conditions possibles”, s’est félicité Philippe Dunoyer (Calédonie Ensemble), porte-parole du gouvernement de Nouvelle-Calédonie.

Victor Tutugoro (UNI) a aussi exprimé sa “satisfaction”. “On aurait pu penser que les choses seraient difficiles, mais finalement on a trouvé une feuille de route pour continuer à discuter entre partenaires calédoniens et avec l’État”.
“Ce comité des signataires n’a pas été inutile”, a reconnu le sénateur (LR) Pierre Frogier, en soulignant “des discussions approfondies sur le corps électoral”, alors qu’il estimait avant la réunion que ce comité “ne servait à rien” juste avant l’élection présidentielle.

Pour l’indépendantiste Roch Wamytan, “il ne faut pas qu’il y ait de ruptures, il faut préserver le format du comité des signataires. La situation en Nouvelle-Calédonie est tellement fragile, que les ruptures entre les différents partis politiques représentent beaucoup de risques”.

AFP

 

 

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