Nouvelle-Calédonie – Miss Tahiti et sa première dauphine en visite sur le Caillou

    lundi 19 septembre 2016

    miss

    Dans le jardin de l’hôtel du Château Royal, Vaea Ferrand, Miss Tahiti, Andréa Lux, Miss Nouvelle-Calédonie, et Vaiata Buisson, première dauphine de Miss Tahiti (de gauche à droite) ont pu échanger face à la mer. (Photo : LNC)

     

    Entre beautés décontractées

     

    Une miss n’arrive jamais seule. Pendant un an, ses sorties publiques sont accompagnées d’une flopée de dauphines, de membres du comité organisateur, de journalistes, de photographes…

     

    Au cœur de toute cette agitation, vendredi dernier, à l’aéroport, Andréa Lux, Miss Nouvelle-Calédonie, a pu rencontrer pour la première fois Vaea Ferrand, Miss Tahiti, et Vaiata Buisson, sa première dauphine. Quelques heures plus tard, elles ont partagé avec nous leurs impressions mutuelles.

    Notre miss connaît-elle Tahiti et sa culture ? “Un tout petit peu”, admet-elle. “On ira danser, tu verras”, lui soufflent ses nouvelles camarades, en pensant à la soirée tahitienne qui les attend dans quelques heures. Le ton est donné. Peut-être danseront-elles sur Madame Malo, de Natural Gang, ou Océanie, d’Edou, que les deux Tahitiennes connaissent par cœur.

    Victime d’une forte polémique après son élection, parce qu’elle n’est “pas née sur le territoire même” et qu’elle est “assez blanche de peau”, Vaea reconnaît honnêtement : “j’ai bien souffert”. Et interroge Andréa, sans ambages : la blonde aux yeux bleus a-t-elle été jugée pas assez Calédonienne ? “Non, il n’y a pas eu de polémique, on m’a juste demandé si j’étais d’ici. On ne m’a pas trop embêtée, j’ai plus eu des encouragements. Heureusement, je ne sais pas comment j’aurais réagi !

    Et Vaea reconnaît que, même si une minorité continue à la critiquer, “maintenant ça va beaucoup mieux”. “Et puis quand la gagnante est élue, tout le monde se regroupe un peu, c’est l’esprit d’équipe, c’est la représentation du pays qui compte”, encourage Andréa.

     

    Célébrité

     

    Pour les miss, la pression avant l’élection de Miss France et le mois de préparation à La Réunion monte doucement. Miss Tahiti ayant été la première élue, elle découvre petit à petit les autres candidates. Et se réjouit de déjà rencontrer sa consœur calédonienne. “D’après les retours que j’ai eus, ce sont les filles des îles, Tahiti, Nouvelle-Calédonie, Réunion… qui se rapprochent le plus”, souligne Vaea. “C’est normal, on sait ce que l’autre ressent”, remarque Andréa.

    Cette dernière ne cache d’ailleurs pas son admiration pour l’élection de la Tahitienne, monument de culture populaire. “Miss Tahiti, c’est mythique, pfouh !”, s’exclame-t-elle, tandis que ses mains miment un feu d’artifice. “C’est une institution, une déesse, même quand elle n’est plus miss, on continue de parler d’elle.”

    Vaea et Vaiata confirment. Elles ont maintenant du mal à aller faire leurs courses comme tout le monde. “Ça peut me prendre une heure d’arriver à ma voiture”, confie Vaea en riant. Autre revers de la médaille, le statut de miss est peut-être plus prestigieux au fenua, mais il est aussi plus contraignant.

    Avant de sortir, les miss et dauphines tahitiennes passent pas moins de deux heures à se faire encore plus belles. Et quand on leur demande si d’intelligentes jeunes femmes comme elles ne souffrent pas du cliché “rien dans la tête”, elles répondent que si, tout simplement.

    Andréa, elle, a un autre vécu : “Je trouve que ça a bien évolué. Rien que le comité, il fait tout pour qu’on nous voie le plus possible, on va en Brousse, on fait du sport, on nous voit maquillées, pas maquillées… Pour l’élection, il y a eu les questions autour du lagon et de la protection de l’environnement, pour que ça ne fasse pas trop potiche.

     

    Les Nouvelles calédoniennes

     

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