Nouvelle-Calédonie – Le petit chef de Vaimalau intronisé à Païta

    lundi 13 mars 2017

    NC WALLIS

    Soane Togiaki Kalafilia (au centre) a été intronisé petit chef de Vaimalau, hier, au Fale fono. Comme l’exige la coutume, de nombreux cadeaux ont été préparés, à commencer par les cochons et d’innombrables couvre-lits, en guise de tapa et de nattes. (© LNC)

    “C’est un moment assez rare et privilégié que l’on vit aujourd’hui. Cela ne se produit pas forcément tous les ans”, a glissé Robert Lakalaka, président du comité consultatif des Wallisiens et Futuniens, à l’issue d’une cérémonie du kava.

    Hier matin, le Fale fono de Païta a accueilli l’intronisation du nouveau petit chef du village de Vaimalau, situé dans le district de Mu’a, sur l’île de Wallis. Soane Togiaki est ainsi devenu Soane Togiaki Kalafilia, du nom d’un ancien roi. Il a désormais la charge de veiller sur la communauté wallisienne de Nouvelle-Calédonie, originaire de Vaimalau. Une population qui est d’ailleurs devenue plus importante sur le Caillou que dans le village wallisien.

    “Mon rôle sera de fédérer et de réunir les habitants de Vaimalau qui vivent ici afin que l’on puisse préserver nos valeurs ancestrales”, explique sobrement Soane Togiaki Kalafilia, dont l’intronisation était attendue avec impatience par certains.

    Ces derniers temps, les familles originaires de ce village wallisien ne disposaient plus de petit chef en Nouvelle-Calédonie. Ce sont donc les habitants eux-mêmes qui ont pris les devants en choisissant leur représentant.

    “C’est très important pour nous. Le petit chef est un peu la tête de notre tribu. Il permet le rassemblement des familles qui aujourd’hui sont un peu dispersées dans tout le Grand Nouméa. Il contribue à ce que l’on se donne la main pour les travaux. C’est également lui qui calme les conflits, a détaillé Olivier, de Nouméa. Nous désignons toujours un vieux car ce sont les anciens qui connaissent le mieux la coutume. Un petit chef est en quelque sorte le pilier qui maintient notre culture.”

    Si les anciens constituent en effet une grande partie des participants à la très ritualisée cérémonie du kava, les quelques jeunes présents n’en perdent pas une miette, conscients qu’un jour le flambeau de la coutume leur sera donné.

    “On ne veut pas perdre notre culture. Ces cérémonies aident à garder le contact et à nous rapprocher entre cousins, a estimé Joseph Roustan-Polelelei, né de l’union d’une Wallisienne et d’un Européen. Aujourd’hui, on tâche d’apprendre ces coutumes pour ensuite les montrer à nos enfants quand on sera vieux. C’est essentiel.”

    Les Nouvelles calédoniennes

     

     

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