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NOUVELLE-CALÉDONIE – Privés de Jeudis du centre-ville, des marchands ambulants se plaignent

vendredi 26 avril 2019

Pour les commerçants ambulants, les Jeudis sont stratégiques car ils peuvent drainer de nombreux clients. Photo : LNC

Pour les commerçants ambulants, les Jeudis sont stratégiques car ils peuvent drainer de nombreux clients. (Photo : LNC)

“Je perds de l’argent, alors que j’ai besoin de travailler. On a tous une famille, des loyers et des crédits à payer”, s’insurge Alain Trothin, vendeur de glaces pilées. Comme d’autres marchands ambulants, il regrette de ne plus être autorisé, depuis quelques mois, à vendre ses rafraîchissements lors des Jeudis du centre-ville organisés une fois par mois sur la place des Cocotiers par Nouméa centre-ville (NCV). “On a été évincés sans savoir pourquoi”, regrette François Moisson, qui y vendait des bonbons.

 

Trop de concurrence ?

 

Benoît Dall’osso, lui, y travaille toujours, mais il a dû adapter son activité. “Je ne peux plus vendre de churros, déplore-t-il. On m’a demandé de proposer des hot-dogs à la place, ce que je fais. Je propose aussi des donuts.” En cause, selon eux, l’arrivée récente d’un snack qui vend tous les produits qu’ils proposaient jusque-là : crêpes, gaufres, churros, jus de fruits, etc. Et qui aurait la préférence de NCV. “Ce snack a récupéré tous les best-sellers et bloque notre venue auprès de Nouméa centre-ville”, avance Benoît Dall’osso. Certains parlent de “magouilles”, d’autres de “mafia”. Autant d’éléments qui ont poussé quelques ambulants à interpeller la mairie.

Pas de magouille, assure-t-on chez Nouméa centre-ville, mais “du bon sens”. L’association, qui a pour mission d’accompagner la dynamisation du centre-ville, dit ne pas vouloir nuire aux commerces sédentaires. “Il y a deux cafés terrasses place de la Marne et des commerces culinaires qui ont ouvert. Nous voulons les faire travailler et attirer du monde grâce à nos événements. Il ne faut pas que les marchands ambulants leur fassent de la concurrence”, explique la directrice, Stella Le Van Hao, directrice de NCV.

Un avis que ne partage pas la maire, Sonia Lagarde, qui a appris cette “mise à l’écart” hier : “Ce n’est pas la ville qui organise les Jeudis du centre-ville, mais je vais me rapprocher de NCV parce qu’il n’y a aucune raison que certains commerçants soient mis de côté. Tous doivent pouvoir profiter des manifestations.”

Un autre argument est cependant avancé par NCV pour expliquer la baisse du nombre d’ambulants, passé d’une dizaine à quatre : “Nous avons un règlement intérieur. Si certains ambulants ne travaillent plus avec nous, c’est qu’il y avait un problème de comportement, de retard ou d’hygiène”, affirme la directrice.

Leur baisse pourrait être compensée par la venue d’artisans ambulants dès juin ou juillet. “Ils proposeront de l’artisanat d’art local. Nous voulons faire vivre la marque Ardici, poursuit Stella Le Van Hao. Peut-être qu’un de ces artisans aura un jour les moyens d’ouvrir un commerce fixe.”

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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