NOUVELLE-CALÉDONIE – Recherche de témoins après l’accident mortel de la jeune motarde

    vendredi 17 mars 2017

    Des tee-shirts frappés d’une photo de la jeune femme devant,  et du slogan “Je suis Aurélie” derrière ont été distribués  aux motards. (© LNT)

    Des tee-shirts frappés d’une photo de la jeune femme devant, et du slogan “Je suis Aurélie” derrière ont été distribués aux motards. (© LNT)

    ”Jeune”, “belle”, “merveilleuse”, “ouverte”, “le cœur sur la main” : la disparition brutale d’Aurélie Marcias, 30 ans, le 8 mars après un accident sur la RP1 à hauteur de Saint-Louis, a profondément bouleversé les Calédoniens. En témoigne l’impressionnant hommage qui lui a été réservé hier.

    Ralliés sous le slogan “Je suis Aurélie” floqué au dos de tee-shirts roses ou blancs, les proches de la jeune femme se sont d’abord donné rendez-vous à midi au Médipôle. Lieu de travail de l’infirmière. Près de 150 agents ont rejoint le fare d’accueil pour observer une minute de silence.

    À la suite de quoi, Dominique Cheveau, le directeur du centre hospitalier territorial, a remis une note de condoléances au mari de la victime. Tout moteur rugissant, la nuée de bikeurs s’est ensuite rendue au rond-point de l’Eau Vive, point de départ du cortège vers le cimetière du 5e kilomètre.

     

    Incompréhension et colère

     

    Preuve que l’invitation du mari d’Aurélie a été entendue, plusieurs centaines de personnes, proches ou non, ont répondu présent, venues témoigner de leur sympathie.

    “Je ne la connaissais pas, mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que ça aurait pu être moi”, soupire une habitante du Mont-Dore. “On commence à se dire que ça peut arriver à n’importe qui”, renchérit sa voisine.

    Du côté de ses amis très proches, certains ne trouvent même pas les mots. “Que voulez-vous que je vous dise ? On l’aimait beaucoup. Ce qui va me manquer le plus, c’est son infinie gentillesse”, bredouille son ami, la voix étranglée par l’émotion.

    Dans la communauté très soudée des motards, l’incompréhension cède la place à la colère. “Il faut attendre quoi pour que les autorités réagissent ? Qu’est-ce qu’ils attendent de plus ?” s’exclame un jeune homme. “Elle n’aurait pas dû mourir comme ça.” De l’avis général, on espère que cette manifestation fera “bouger les lignes”.

    Au centre funéraire du 5e kilomètre, les proches et la famille de la défunte ne retiennent plus leurs larmes à l’arrivée du cercueil. Bras dessus, bras dessous, on se soutient, on se berce, on se console.

    Lorsque le corbillard entame sa descente, c’est une armée de sympathisants et de motards qui ouvrent le passage conduisant à l’inhumation.

    À mi-chemin, la foule s’interrompt pour une minute de silence, avant de reprendre la marche précédée par Fabrice Louyot, président du Forum des motards de Nouvelle-Calédonie. À son signal, un vrombissement sourd de moteurs s’élève bruyamment, tandis que tous les motards lèvent leurs casques vers le ciel en faisant hurler les engins de plus en plus fort.

    “On est impressionné par la mobilisation des Calédoniens qui démontrent leur solidarité à cette mobilisation”, salue Fabrice Louyot.
    “On espère que les pouvoirs publics ont entendu nos moteurs, qu’ils ont entendu le peuple venu dire non à cette violence, non à cette haine. On ne veut plus de blabla, on veut des actions.”

     

    LNC

     

     

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