Nouvelle-Calédonie – Risque de recrudescence de la dengue après le cyclone

    mardi 18 avril 2017

    dengue moustique

    Les autorités sanitaires soulignent l’importance de traquer les gîtes larvaires (pots, pneus, gouttières…), susceptibles de se nicher également dans les herbes hautes. (© AFP)

    Balayés par le cyclone Cook, ils n’ont pas pour autant disparu. Au contraire. Les gîtes larvaires trouvent désormais un terrain particulièrement propice à leur formation. Et par la même occasion, un risque de résurgence des arboviroses (dengue, Zika et chikungunya).

    “On constate généralement une petite baisse des cas de dengue dans les jours qui suivent une tempête, mais ça peut repartir de plus belle après”, met en garde le docteur Jean-Paul Grangeon, directeur des affaires sanitaires et sociales (Dass).

    Pas de quoi baisser la garde donc. Car les températures restent élevées malgré le retour imminent de la saison fraîche. Une recrudescence de l’épidémie de dengue est tout à fait probable : d’où l’importance de traquer les gîtes larvaires (pots, pneus, gouttières…), qui peuvent maintenant aussi se nicher dans les herbes hautes.

     

    Fermeture de l’unité dengue du médipôle

     

    “Le taux de possibilité reste supérieur à 50 %, nous ne sommes pas encore dans une phase décroissante”, prévient le médecin. Certes. Au 2 avril, les autorités sanitaires avaient enregistré près de 2 400 cas (1 489 confirmés, 104 probables, et 719 possibles), avec 289 cas recensés depuis le début du mois. Bien que le nombre de nouveaux cas de dengue se maintienne, le centre hospitalier territorial a annoncé mercredi dernier dans un communiqué la fermeture de l’unité dédiée à la maladie, justifiant cette décision par la “baisse du nombre de cas nécessitant l’hospitalisation”.

    Recul qui s’est confirmé début avril, avec un nombre moyen d’entrées dans l’unité de trois à quatre par jour.

    La semaine dernière, “seulement” 19 patients ont été hospitalisés, avec une durée moyenne de séjour inférieure à cinq jours. Le CHT explique que l’unité ne comptait plus que trois patients mercredi dernier au matin. Ouverte le 28 février, elle aura permis de prendre en charge 83 patients.

    Se voulant rassurante, la direction a tenu à préciser que l’unité dengue reste “réactivable” dans un délai de 24-48 heures, “si nécessaire”. En attendant, les nouveaux patients seront dirigés vers le service de médecine interne et de maladies infectieuses.

    “Plus que jamais, les Calédoniens doivent continuer à se protéger avec des répulsifs appropriés et à nettoyer tous les objets qui contiennent de l’eau à l’extérieur comme à l’intérieur de leur habitation”, exhorte le gouvernement dans un communiqué diffusé vendredi dernier. “Dès les premiers symptômes, fièvre, maux de tête, courbatures, ils doivent consulter leur médecin.”

    Pour autant, le diagnostic sanguin n’est pas systématique. Sauf pour les patients revenus d’un pays à risque, les femmes enceintes, les bébés et tous les individus présentant des antécédents ou des signes de complications. Un diagnostic biologique direct précoce de la dengue par détection génomique du virus.

    “À partir du moment où le patient présente les premiers symptômes, on considère qu’il a la dengue”, souligne Jean-Paul Grangeon. “À 8 000 F le test environ, les prélèvements sanguins systématiques nous coûteraient plus de 800 millions de francs.” 

     

    LNC

     

     

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